L'Argentine, championne du monde en titre, peut-elle conserver son trophée? Qui sont les autres favoris? Et jusqu'où peut aller l'équipe de Suisse? Notre rédaction football tente de répondre!
Après avoir brillamment remporté l’Euro en 2024, l’Espagne confirmera aux États-Unis, au Mexique et au Canada en juin et juillet lors de la Coupe du monde. Avec le Cap-Vert, l’Arabie saoudite et l’Uruguay, la première place du groupe H tend les bras à la Roja qui sera ensuite favorite lors de chaque rencontre à élimination directe.
Ses arguments? Pedri, Lamine Yamal ou encore Nico Williams, déjà présents en Allemagne, avec deux ans de plus dans les jambes. L’éclosion de nouveaux talents et d’un numéro neuf en la personne de Ferran Torres aussi. Sans oublier des cadres comme Marc Cucurella, Fabián Ruiz ou Mikel Merino, qui ont encore pris une plus grande dimension. Rodri est toujours là au milieu, tout comme Unai Simón dans les buts. De quoi lancer, à nouveau, une séquence de domination des Espagnols sur le football mondial.
De son côté, l’équipe de Suisse ne dispose pas d’un tel vivier. Mais elle a montré cet automne avoir encore franchi un palier sur le plan collectif et elle pourra, elle aussi, compter sur des jeunes de grand talent comme Dan Ndoye ou encore Johan Manzambi. Et je vois cette Nati, guidée par un Granit Xhaka qui impressionne en Premier League, enfin briser son plafond de verre et retrouver les quarts de finale, plus de 70 ans après son revers face à l’Autriche.
Il existe une règle non-écrite, mais bien réelle, dans l'histoire du football: une nation européenne ne gagne pas la Coupe du monde sur le sol américain. Et une nation sud-américaine ne gagne pas en Europe. En vingt-deux éditions, il n'existe que deux exceptions: la Suède en 1958 (Brésil) et le Brésil en 2014 (Allemagne). Alors, qu'attendre de 2026? Une victoire de la Seleçao ou de l'Argentine (même si j'adorerais que ce soit la Bolivie ou le Mexique, entendons-nous bien).
Entre les deux, j'y vais pour le Brésil. Non pas que cette sélection soit la plus douée des 48 qui seront en lice cet été. De loin pas, même. Mais le Brésil est souvent fort quand on ne l'attend pas et Carlo Ancelotti est le sélectionneur idéal pour un tournoi de cinq semaines. Pas besoin de faire progresser les joueurs, juste de bien les faire jouer ensemble et de créer une atmosphère positive. Tout ce que le Mister sait très bien faire.
Il aurait pu avoir un problème, celui causé par Neymar qui veut absolument disputer la Coupe du monde même sans être un joueur de football, mais je pense que ce souci se réglera de lui-même, tant il est évident qu'il ne pourra pas être prêt physiquement à temps. Alors oui, il y a un manque de talent évident au Brésil, à tous les postes, mais Carlo Ancelotti saura créer un collectif fort. Suffisamment pour aller au bout. Et je vous donne même l'identité du joueur majeur de la Seleçao cet été, que personne n'aura venu venir: l'avant-centre Igor Jesus.
Et en ce qui concerne la Suisse? Elle va sortir de son groupe, c'est sûr, laissant le Qatar en quatrième place, et tout dépendra du troisième match contre le Canada. Si la Nati termine en tête du groupe, un quart de finale est possible. Sinon, ce sera la porte en 16es ou en 8es.