Subtilité dans le règlement
Le gardien d’Aston Villa a écopé de deux jaunes… mais n’a pas été expulsé

Le quart de finale de Conference League entre Lille et Aston Villa s'est joué aux tirs au but. Les Anglais en sont sortis vainqueur, grâce notamment à leur Emiliano Martínez… lequel a reçu deux cartons jaunes durant la rencontre, mais n'a pas été expulsé. Explications.
Publié: 19.04.2024 à 01:20 heures
Emiliano Martinez (à gauche) a pu repousser les tirs des joueurs de Lille.
Blick Sport

Emiliano Martínez continue de faire le malheur des Français lors des séances de tirs au but. Décisif en finale de Coupe du monde, le portier argentin a récidivé ce jeudi soir lors du quart de Conference League. Sur la pelouse de Lille, le dernier rempart d'Aston Villa a repoussé deux tentatives adverses, et a aidé son club à se qualifier pour le dernier carré.

Après le premier tir au but arrêté, Emiliano Martínez s'est retourné vers le public lillois pour le chambrer. Logiquement, Monsieur Kružliak a brandi un carton jaune contre l'Argentin. Problème? L'arbitre tchèque de la rencontre avait déjà sorti une biscotte à la 39e minute de jeu, lorsque Martínez gagnait trop de temps à ses yeux.

La loi 10 de l'IFAB

Comment se fait-il que le portier d'Aston Villa ait pu continuer la rencontre, et détourné encore un autre lancer? Selon la loi 10 de l'IFAB (International Football Association Board), «les mises en garde ou avertissements reçus par les joueurs ou les officiels d’équipe durant le match ne sont pas pris en compte lors de la séance de tirs au but». Ce qui signifie, en bref, que les deux cartons jaunes ne se sont pas additionnés.

Une issue favorable pour Martínez et Aston Villa, puisque les Anglais se sont finalement qualifiés au détriment du LOSC. Chambreur dans l'âme, l'Argentin n'a pas hésité à encore haranguer le public français. Des gestes qui n'ont pas plu au président de Lille. «Je n'ai pas envie qu'on passe du temps à parler de ce garçon qui a une attitude qui n'est pas celle d'un sportif de très haut niveau», a lâché Olivier Létang après la partie auprès de «L'Equipe».

Vous avez trouvé une erreur? Signalez-la