A l'assaut du Viktoria Plzen
René Weiler: «On a progressé depuis l'automne»

Servette avait été déclassé par le Slavia Prague en Europa League, tant à l'aller qu'au retour. Or, voilà que se dresse une autre équipe tchèque, le Viktoria Plzen, que René Weiler juge être similaire au Slavia. Mais son équipe est mieux armée qu'en 2023, assure-t-il.
Publié: 06.03.2024 à 13:28 heures
René Weiler et Servette se méfient bien évidemment du Viktoria Plzen, qui a gagné ses six matches en phases de poule.
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Tim GuilleminResponsable du pôle Sport

«Le but est de gagner ici à la maison.» Voilà un objectif clair, qui tient en une phrase, délivré par René Weiler à la veille d'affronter le Viktoria Plzen, jeudi à la Praille. Évidemment, le technicien du SFC sait que rien ne sera simple pour son équipe face à des Tchèques qui ont remporté leurs six matches de poule.

Le Viktoria Plzen, une équipe expérimentée et solide

«Ils sont super bien organisés, très disciplinés. Ils ont de la puissance, de la taille, une grosse présence physique. Ils encaissent peu de buts, mais face à eux, il faut bien défendre aussi. On va essayer de trouver des solutions, bien sûr. On en a parlé entre nous ce mercredi matin et le but, jeudi, sera de vous montrer, de nous montrer, qu'on a trouvé des solutions», a enchaîné René Weiler, tout en relevant que cette équipe tchèque était très expérimentée, avec une moyenne d'âge de 29 ans, selon ses calculs.

La comparaison avec le Slavia Prague, qui avait marché sur Servette tant à l'aller (2-0) qu'au retour (4-0), est tentante à effectuer, les deux équipes étant des forces dans leur pays. «Il s'agit de deux équipes un peu similaires et je n'oublie pas que nous n'avons pas marqué un seul but lors des deux matches face au Slavia, une équipe que je connaissais déjà pour l'avoir affrontée avec Anderlecht. J'avais prévenu tout le monde que ce serait difficile et ça l'avait été. Mais on a progressé depuis l'automne», prévient René Weiler, qui ne veut pas voir son équipe être timide ce jeudi.

Jérémy Guillemenot: «On sait ce qu'on peut produire»

Jérémy Guillemenot approuve le message de son coach. «Nous n'avons aucune crainte d'affronter cette équipe, car ce sentiment ne peut pas exister chez des joueurs professionnels. Mais nous sommes conscients des qualités de cette équipe, très disciplinée, comme l'a dit le coach. On sait que ça va être difficile, ils sont très solides, mais nous sommes sereins. On connaît notre jeu, on sait ce qu'on peut produire sur le terrain et ça reste un match de football. On connaît l'enjeu, mais on ne se met pas de pression par rapport à ça», explique l'attaquant, désormais bien intégré au jeu du SFC.

«Cela a été un peu difficile au début, mais c'est bon maintenant», confirme le Genevois, qui juge «extraordinaire» de pouvoir jouer l'Europe avec son club de cœur, lui qui l'a quitté jeune pour mieux y revenir. 

Jérémy Guillemenot l'assure: Servette se présentera sans crainte au coup d'envoi jeudi.

Servette, c'est l'une de ses forces, peut s'appuyer sur une colonne vertébrale stable et des joueurs présents depuis plusieurs années, lesquels incarnent son identité grenat. René Weiler apprécie, d'ailleurs. «Le foot est devenu un business, avec beaucoup de changements de joueurs. Je trouve super que des joueurs restent si longtemps au sein d'un club. Ceux qui arrivent s'intègrent à ce groupe et, je le redis, je constate une progression depuis le début de la saison. Les gars attaquent ensemble, défendent ensemble.»

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Timothé Cognat est malade

Seule incertitude pour jeudi, l'absence ou non de Timothé Cognat. Le génial milieu de terrain français était en effet annoncé malade ce mercredi et n'a pas participé à l'entraînement. Sera-t-il dans le groupe? «Je ne sais pas s'il sera malade demain, mais en tout cas, il ne sera pas en pleine forme», a détaillé René Weiler.

Son Servette FC a-t-il des limites? «J'espère que non. Mais bien sûr, il y a des obstacles, notamment le fait qu'on joue tous les trois jours. C'est du stress pour les joueurs et il faut toujours repousser les limites, justement, mais ils m'ont montré plusieurs fois qu'ils étaient capables de le faire. Ce sera important pour le match de jeudi. Les défis qui se dressent devant nous sont toujours plus durs, mais l'équipe est prête», assure René Weiler.

Il devrait y avoir plus de 15'000 spectateurs

Mercredi matin, le Servette FC annonçait 14'100 tickets vendus. Le stade sera donc très loin d'être plein, mais Jérémy Guillemenot ne s'en formalise pas. «On se concentre sur ce que l'on peut influencer. Je sens un frémissement en ville, je sens que ce n'est plus le Servette FC d'il y a trois ou quatre ans. Les gens reviennent petit à petit au stade et j'espère qu'on leur donnera encore plus envie avec nos performances.» Et quoi de mieux qu'un quart de finale de Coupe d'Europe pour le remplir davantage?


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