En Champions League ce mardi
Raphaël Wicky veut voir un YB courageux face à Leipzig

Le champion de Suisse s'apprête à souffrir contre la machine allemande, ce RB Leipzig au football si intense et dynamique. Pour autant, son entraîneur ne veut pas qu'YB se contente de défendre, mais ose attaquer, sans être naïf.
Publié: 18.09.2023 à 14:46 heures
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Dernière mise à jour: 19.09.2023 à 08:58 heures
Raphaël Wicky retrouve la Champions League, une compétition dans laquelle il a brillé en 2017 avec le FC Bâle.
Tim Guillemin

Comment YB va-t-il pouvoir résister à la furia de Leipzig, à ce jeu à haute intensité permanente, à ce volcan constamment en éruption? Le club allemand presse sur tout le terrain, ne relâche jamais la pression et cherche constamment à provoquer l'erreur de son adversaire, à domicile comme à l'extérieur. Raphaël Wicky le sait, son équipe s'apprête à souffrir mardi pour son entrée en lice dans cette Champions League, mais l'entraîneur d'YB croit son équipe de taille à résister.

«Bien sûr que ce sera difficile et que Leipzig est le favori de ce match. Ils ont battu le Bayern en ce début de saison, ils sont déjà en grande forme. C'est une équipe de grande qualité, avec une philosophie claire. Ils jouent de manière très dynamique, très offensive, sont très bons dans le jeu. Et ils ont l'expérience de la Champions League», a relevé le Haut-Valaisan, qui a analysé énormément de matches du club allemand et a envoyé des espions assister à ses derniers matches de Bundesliga.

«J'y serais volontiers allé moi-même, mais on avait nous aussi des matches à jouer». a-t-il relevé dans un sourire à la veille d'affronter cette puissante machine qu'est le RB Leipzig.

YB s'attend à courir derrière le ballon

Contrairement à ce qui l'attend chaque semaine en Super League, Young Boys n'aura sans doute pas le ballon mardi soir.

«C'est sûr que nous n'aurons pas 60% de possession de balle, mais on ne va pour autant se renier, ni abandonner nos principes! Il faudra être courageux dans toutes les phases de jeu et ne pas trahir notre ADN, qui est de jouer offensivement, de produire du jeu. On ne pourra pas presser Leipzig pendant 90 minutes, on ne pourra pas les chasser dans leur camp durant tout le match, c'est clair, donc on va devoir défendre. Etre solide derrière, c'est indispensable pour espérer exister en Champions League, mais les attendre tout le match en restant dans nos seize mètres ne fonctionnera pas non plus», explique Raphaël Wicky.

«Etre solide derrière, c'est indispensable pour espérer exister en Champions League, mais les attendre tout le match en restant dans nos seize mètres ne fonctionnera pas non plus.»Raphaël Wicky, entraîneur d'YB

Tout sera donc une question d'équilibre et, surtout, d'efficacité. «Je le redis, il faudra être courageux, ne pas hésiter à attaquer, mais sans être trop naïf non plus. De toute façon, pour gagner un match de Champions League, la recette est connue: tu dois oser, et tu dois avoir un peu de chance aussi. Par exemple, que l'adversaire ne marque pas sur sa première possibilité... A ce niveau, tu dois être efficace, ce qui veut dire que si toi tu as une occasion, tu dois la mettre au fond. Si tous ces ingrédients sont réunis, si tu as le paquet complet, alors tu peux avoir une chance contre les grands d'Europe«, enchaîne l'entraîneur du BSC Young Boys, lequel avait livré une campagne épatante avec le FC Bâle en 2017.

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Son FC Bâle avait battu Benfica, le CSKA Moscou et les deux Manchester en 2017

«C'est un bon souvenir évidemment, mais le copier-coller ne fonctionne pas dans le football... Par contre, je peux transmettre certains messages, qui sont ceux dont je viens de parler. Le courage, l'efficacité... Il faut que tout soit réuni», explique celui qui était à la tête d'une équipe qui avait battu deux fois Benfica, mais aussi Manchester United et le CSKA Moscou, avant d'être éliminé par Manchester City, en gagnant toutefois le match retour en Angleterre!

L'objectif réaliste: être européen au printemps

La question se pose, dès lors: YB peut-il terminer dans les deux premiers de ce groupe avec Manchester City, justement, l'Etoile Rouge de Belgrade et Leipzig, donc? La prudence est de mise dans la réponse.

«Je n'ai pas parlé de classement à mon équipe. On doit jouer chaque match pour le gagner, peu importe qui est en face. En football, tout est possible, je le répète, si tous les ingrédients sont réunis. Nous pouvons embêter les gros et l'objectif réaliste est d'être encore européen au printemps. Nous devons nous mettre des objectifs élevés, pas simplement être heureux de participer», explique Raphaël Wicky.

Pour rappel, le troisième sera reversé en Europa League après la phase de groupes. Pour espérer mieux, il faudra (au moins) ne pas perdre contre Leipzig ce mardi et même probablement gagner. YB est-il de taille? Réponse dès 18h45 dans un Wankdorf à guichets fermés et annoncé bouillant.

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