«On veut une finale vaudoise!»
Le SLO savoure son bonheur avec une gagnante de l'Eurovision

Le FC Stade-Lausanne-Ouchy s'est trouvé une nouvelle supportrice: Corinne Hermès, vainqueure de l'Eurovision en 1983. La Française était l'invitée du repas de gala du 125e anniversaire du club, qui s'est déroulé dans le cadre magnifique du Beau-Rivage Palace à Ouchy.
Corinne Hermès a été accueillie par Serge Duperret, vice-président du SLO.
Photo: SLO
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Tim GuilleminResponsable du pôle Sport

«Quand j'étais entraîneur du FC Le Mont, et que Serge en était le président, on faisait les repas de soutien à la salle du village. Il a changé», sourit Claude Gross à l'apéro du repas de gala du 125e anniversaire du FC Stade-Lausanne-Ouchy, mercredi dans le cadre somptueux du Beau-Rivage Palace, un cinq étoiles au bord du Léman.

«On est à Ouchy, c'est chez nous», a plaisanté un Serge Duperret en pleine forme, lui qui a indiqué au micro s'être levé à... 2h50 du matin! Actif toute sa vie dans le domaine des fruits et légumes, le désormais septuagénaire s'est toujours levé très tôt et la retraite ne l'a visiblement pas calmé.

Le SLO et sa riche histoire

«Ce matin, j'ai repensé à toutes les personnes qui ont oeuvré pour amener le Stade là où il en est, à fêter ses 125 ans cette année. Le simple fait d'essayer de faire une liste oblige à une certaine humilité. Je ne suis là que depuis quelques années, je suis un petit maillon de la chaîne», a-t-il relevé, tout de même très fier d'avoir réussi son pari: remplir l'immense salle de réception du Beau-Rivage. Un tout petit peu plus de 300 invités ont répondu présent mercredi, dont plusieurs personnalités comme Dominique Blanc, président de l'ASF jusqu'à l'été dernier. A noter que ce repas était celui du secteur professionnels du SLO, mais que Serge Duperret a tenu à inclure l'entier du club, juniors compris, dans son discours.

L'une des salles de réception du Beau-Rivage, spécialement préparée pour le SLO.
Photo: SLO

Hasard -heureux- du calendrier, ce repas de gala du 125e anniversaire s'est déroulé une semaine après l'exploit des joueurs de Dalibor Stevanovic face à Lucerne en quarts de finale de la Coupe de Suisse. L'atmosphère n'en était que plus joyeuse et le président et propriétaire Vartan Sirmakes, un homme très discret en public, a pu ainsi monter sur scène le coeur léger pour s'adresser aux invités, un exercice que ce maître horloger apprécie moins que le travail de précision sur ses montres.

Vartan Sirmakes espère une finale SLO-Yverdon

Après s'être dévoilé un peu, soulignant qu'il était arrivé en Suisse en 1974, voilà plus de cinquante ans donc, Vartan Sirmakes, dont le siège de la société Franck Müller se trouve à Genthod, s'est amusé de voir deux clubs vaudois en demi-finale de la Coupe.

Son souhait pour la finale? «SLO-Yverdon!», a-t-il glissé dans un sourire, se demandant si une finale entre deux clubs d'un même canton avait déjà eu lieu. Vérification faite: une seule fois en 1927, entre Grasshopper et Young Fellows. Mais jamais une finale n'a opposé deux clubs de Challenge League, ce qui ferait probablement passer quelques sueurs froides du côté de l'ASF et de la SFL.

Vartan Sirmakes, président et propriétaire du SLO.
Photo: SLO

Vartan Sirmakes, qui a appris à aimer le football depuis son enfance à Istanbul, anciennement Constantinople, comme il aime encore l'appeler, préfère en sourire, lui qui ne met jamais la pression à ses joueurs et à son staff, et les laisse travailler en toute tranquillité, ce qui a été relevé par Serge Duperret à plusieurs reprises mercredi. Un Serge Duperret qui lui faisait tout le contraire au Mont avec ses entraîneurs et qui s'en est également amusé avec pas mal d'auto-dérision.

L'entraîneur Dalibor Stevanovic et le directeur sportif Hiraç Yagan.
Photo: SLO

Après avoir passablement parlé, le vice-président du SLO a passé la parole à ses joueurs, qui ne s'y attendaient pas, et le gardien Dany Da Silva a donc dû improviser un discours, sous les regards soulagés de ses coéquipiers et sous les applaudissements du public. Là aussi le message était clair: tout donner pour aller en finale, et donc battre GC en demi-finale au mois d'avril, mais sans négliger le championnat. Les Stadistes ont d'ailleurs subi le contre-coup de leur victoire face à Lucerne en allant s'incliner lourdement à Neuchâtel trois jours plus tard. Pas de quoi gâcher la fête, mais le rappel est important: c'est seulement en étant performante en Challenge League que l'équipe de Dalibor Stevanovic se donnera une chance d'éliminer Grasshopper.

Le gardien Dany Da Silva a dû improviser un discours.
Photo: SLO

Le SLO a donc passé une belle journée, magnifiée par l'apparition de Corinne Hermès. «Je vous promets un cadeau», avait annoncé Serge Duperret, livrant un indice puisque la Française a gagné l'Eurovision en 1983 en interprétant son titre «Si la vie est cadeau ». Une belle manière de rendre ce mercredi inoubliable et de lancer plusieurs semaines de festivité, en espérant pour le SLO que cette bonne humeur dure jusqu'à fin mai du côté du Wankdorf pour ce qui serait l'une des plus grande surprises de l'histoire de la Coupe de Suisse, une autre institution centenaire.

Challenge League 25/26
Équipe
J.
DB.
PT.
1
FC Vaduz
FC Vaduz
22
26
52
2
FC Aarau
FC Aarau
22
13
49
3
Yverdon Sport FC
Yverdon Sport FC
22
15
42
4
FC Stade-Lausanne-Ouchy
FC Stade-Lausanne-Ouchy
22
10
35
5
Neuchatel Xamax FCS
Neuchatel Xamax FCS
22
0
31
6
FC Rapperswil-Jona
FC Rapperswil-Jona
22
-9
25
7
FC Stade Nyonnais
FC Stade Nyonnais
22
-7
21
8
FC Wil
FC Wil
22
-16
21
9
Etoile Carouge FC
Etoile Carouge FC
22
-12
18
10
AC Bellinzone
AC Bellinzone
22
-20
14
Accession
Barrage d'accession
Relégation
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