Après l'élimination honteuse
Le coach Walker demande pardon aux Valaisans

Le Stade Lausanne Ouchy a sorti les Valaisans en 16e de finale de la Coupe Suisse, comme il y a quatre ans. Plus que la défaite, c'est la manière (4-0) qui dérange.
Publié: 18.09.2021 à 21:48 heures
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Dernière mise à jour: 20.09.2021 à 12:23 heures
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Ugo CurtyJournaliste Blick

Les joueurs du FC Sion se sont réunis en cercle sur la pelouse de la Pontaise, après le coup de sifflet finale et une humiliante élimination contre le Stade Lausanne Ouchy (4-0). Les corps prostrés et les regards vides en disaient long de la déroute valaisanne. La conversation franche s'est ensuite prolongée dans les vestiaires.

«Nous avons été arrogants»

Le capitaine Serey Dié a pourtant refusé de venir s'exprimer devant les médias pour expliquer les raisons d'une telle défaite, qui plus est contre une équipe de Challenge League. Seuls l'entraîneur Marco Walker et Matteo Tosetti ont assumé. «Je tiens à m'excuser auprès des supporters et de tout le canton, a lâché un coach très touché. Je sais l'importance de la Coupe Suisse pour les Valaisans et nous n'avons pas été à la hauteur.»

Christian Constantin (à gauche) jette un regard désabusé à son entraîneur Marco Walker.

Des regrets, parce qu'il «n'y a aucune excuse à chercher» a résumé avec raison le joueur tessinois du FC Sion. «On a fait n'importe quoi. Nous devons oublier cette défaite mais pas la rude leçon que nous avons reçue. Nous n'étions pas prêt à souffrir, nous avons été arrogants. On pouvait perdre, le Stade Lausanne Ouchy est une belle équipe, mais la manière est impardonnable.»

Une défense à la dérive

Faute avouée à moitié pardonnée. Car c'est une véritable faute professionnelle qui a été commise par des Valaisans fantomatiques. La ligue de différence entre le Stade Lausanne Ouchy et le FC Sion ne s'est pas vue, ou alors elle était inversée. À la pause déjà, les Sédunois avaient la tête sous l'eau (2-0).

La faute à des Vaudois audacieux et impertinents, mais aussi à la classe de Sofyan Chader. Le Lyonnais (prêté par Clermont, néo-promu en Ligue 1) a un talent rare. Le numéro 69 a fait tourner la tête de la défense valaisanne. Il s'est d'abord faufilé pour anticiper une mauvaise passe en retrait et ouvrir la marque (1-0, 13e).

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«Ce premier goal, avec une grosse erreur, nous a coupé les jambes», a reconnu Marco Walker. Moins d'une demi-heure plus tard, ce même Chader déposait tout le monde au milieu du terrain, avant de glisser le ballon à Zachary Hadji. Ce score de 2-0 ne faisait que refléter la domination du SLO.

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Sion danse mal le SLO

Les Sédunois ne s'en sont jamais relevés. Les trois changements à la pause (Hoarau, Serey Dié et Berdayes) ont réveillé les Valaisans. Pourtant, c'est le «petit» qui a fait preuve de métier en douchant d'entrée les derniers espoirs du club de Super League. Alban Ajdini a tué le match dès la 49e minute, après une énième hésitation de l'arrière-garde adverse.

C'est la deuxième fois en quatre ans que le Stade Lausanne Ouchy élimine Sion au stade des seizièmes de finale. En 2017, dans son stade de Samaranch au bord du lac, le SLO avait arraché la victoire en prolongations. Les Stadistes étaient alors en Promotion League. Le milieu Andy Laugeois est le seul Vaudois à avoir joué les deux matches. «La première victoire, c’était vraiment un grand exploit. Cette fois, ce n’est pas même le cas parce que nous étions la meilleure équipe sur le terrain. Il n’y a qu’une division d’écart mais cela ne s’est pas vu sur le terrain.»

Walker se remet en question

Le plus inquiétant pour les Valaisans c'est que le joueur lausannois ne fait pas du tout preuve d'insolence. Son analyse est factuelle. Le FCS retrouve le même doute qui l'habitait après sa déroute subie à Bâle le 1er août (6-1). «C'est vrai, a reconnu Marco Walker. On est de retour à la case départ.»

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Tout ce qui a été construit depuis s'est écroulé comme un château de cartes. Tout de suite après la défaite, le technicien sédunois s'est remis en question, a demandé à son équipe si son message ne passait pas ou n'était pas compris après cette défaite humiliante. «Ils m'ont dit que ce n'était pas ça. On doit se remettre au travail dès dimanche.» L'heure est grave au FC Sion.

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