Baron.e à Paléo
«Notre tout premier concert était éclaté»

Comme à chaque édition, Paléo invite des artistes émergents à se produire sur scène. Blick est allé à la rencontre du groupe fribourgeois Baron.e. Entretien avec un duo electro-pop haut en couleur.
Publié: 22.07.2022 à 18:03 heures
Faustine Pochon et Arnaud Rolle forment le groupe fribourgeois Baron.e
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Valentina San MartinJournaliste Blick

C’est l’histoire de deux copains, Faustine Pochon et Arnaud Rolle. Nous sommes en 2012, ils ont tous les deux 15 ans et fréquentent la même école. Ils ont des potes en commun et comme tous les ados de leur âge, ils font parfois les 400 coups. Aujourd’hui, dix ans plus tard, les Fribourgeois forment un duo musical plus connu sous le nom de Baron.e. Ils sont invités à jouer à Paléo ce vendredi 22 juillet.

Avant la fame, le Popu

Leur première scène, ils l’ont partagée en 2019 à Fribourg au célèbre Café Populaire, qu’on appelle aussi Le Popu. «J’ai invité Faustine à chanter sur scène devant ce tout petit public. Je savais qu’elle chantait bien parce qu’elle partageait des vidéos sur Instagram», nous raconte Arnaud, 25 ans, avant d’ajouter qu’ils étaient les deux hyper stressés ce soir-là: «C’était tellement éclaté. La sono n’était pas top mais c’était marrant.»

Le duo a fait une première scène ensemble en 2019. Depuis, rien ne les arrête.

Mais alors, comment deux potes du collège ont-ils fini par former un duo musical? «Arnaud a fait de la trompette et puis de la guitare. Moi, j’ai toujours aimé chanter et mon papa était prof de musique», confie Faustine. Le groupe s’est formé comme si c’était une évidence. Les deux Fribourgeois se connaissent, s’entendent bien et aiment la musique. Que demander de plus?! «C’est après ce concert au Popu que Baron.e est né», révèle Arnaud.

Nom de scène inspiré du vaudou

Et ce nom Baron. e, comment est-il né, lui? Après un sourire complice, les deux artistes se jettent à l’eau: «On a tous les deux étudié l’histoire contemporaine et Faustine étudiait en seconde branche la science des religions.» Faustine acquiesce et poursuit: «Oui, c’est ça. J'ai eu un cours sur le vaudou et j'y ai étudié un Dieu vaudou appelé 'Baron Samedi'. Je trouvais le nom marrant et mes potes me disaient toujours que le jour où je ferais un groupe, je devrais l’appeler comme ça», précise la chanteuse de 25 ans.

Les deux amis décident alors d’opter pour le terme 'Baron' uniquement et y ajoutent le point médian, symbole d’une écriture nouvelle, d’un pas vers l’égalité et surtout, qui les inclut les deux. «On aurait pu ajouter le x pour faire Baron.e.x, mais bon... déjà que les gens ne savent pas toujours comment prononcer notre nom... Et puis, nous n’avions pas envie de faire genre et nous réapproprier quelque chose qui ne nous représente pas. Nous sommes tous les deux des hétéros cis. Le x n’aurait pas vraiment de sens», signale Faustine.

Justement, le fait d’être une nana et un mec en duo suscite des questions. La plus évidente: leur supposée idylle, une hypothèse balayée par les Fribourgeois qui ne veulent pas entendre parler de la question.

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L’électro pop: un style en vogue

En parlant de proposition artistique, le duo explique que c’est Arnaud qui s’occupe de la prod et des arrangements. Quant aux textes, ils écrivent chacun de leur côté: «Ensuite, on se concerte, on fait des modifs et parfois, on laisse des choses de côté. Il y a pas mal de sons qui ne sortent pas.»

Niveau style, on peut le dire, Baron.e s’approche beaucoup de certains groupes en vogue comme Therapie Taxi. «En effet, et ce serait malhonnête de dire qu’on n’est pas similaire à Therapie Taxi, note Arnaud. Après, ceux qui pensent qu’on fait la même chose ne connaissent sans doute pas bien notre musique.»

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