Un grand pas pour l'écologie
Genève va investir 350 millions pour des transports public 100% électriques

Les véhicules des Transports publics genevois (TPG) rouleront uniquement à l'électricité à l'horizon 2030. Le Grand Conseil a voté vendredi un crédit d'investissement de 350 millions de francs pour renouveler et décarboner la flotte des TPG. Seul le PLR s'y est opposé.
Publié: 14.10.2022 à 17:43 heures
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Dernière mise à jour: 14.10.2022 à 18:01 heures
Les véhicules des TPG ne rouleront plus au diesel à l'horizon 2030. Un crédit d'investissement de 350 millions de francs a été voté par le Grand Conseil pour renouveler la flotte (archives).
Daniella Gorbunova, avec ATS

Ce projet de loi du Conseil d'Etat a été accepté par 69 voix contre 23 (PLR). Il est prévu d'acquérir 56 trams, 19 trolleybus et 285 bus électriques. Les 226 bus qui fonctionnent actuellement au diesel seront ainsi remplacés.

Ce nouveau matériel roulant est devisé à 700 millions de francs. Le canton versera la moitié au titre d'une subvention d'investissement et l'autre moitié est à la charge des TPG, sous la forme d'un emprunt avec garantie de l'Etat.

«Il s'agit de la pièce maîtresse pour atteindre l'objectif de réduction de 60% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030 inscrit dans le plan climat cantonal», a relevé le socialiste Grégoire Carasso, l'un des porteurs du projet. Cet investissement permettra d'économiser 3% de la consommation de diesel du canton et n'augmentera que de 0,9% la consommation électrique, a-t-il précisé.

Le PLR boude le projet

Le remplacement des bus diesel par des véhicules électriques a mis la plupart des députés d'accord. L'UDC, qui avait déjà déposé un projet de loi sur ce sujet, aurait toutefois voulu laisser une plus grande chance à l'hydrogène.

Les réserves sont venues principalement de la part du PLR, qui s'interroge sur les risques de renchérissement des matières premières, qui pourraient faire grimper la facture. Le député PLR Adrien Genecand a aussi émis des doutes sur la capacité des TPG à gérer cet important chantier.

Face à l'urgence climatique, le Vert David Martin s'est insurgé contre ces critiques. Affirmant notamment: «En réalité tout le monde est d’accord. Cette question aurait dû passer aux extraits et être réglée depuis longtemps.» Quant à l'option hydrogène, l'élu écologiste relève qu'il n'y a pas encore de véhicules à hydrogènes disponibles sur le marché.

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(avec ATS)

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