Transition énergétique
Sommaruga veut des autorisations plus rapides pour les éoliennes

La ministre de l'environnement Simonetta Sommaruga va soumettre «prochainement» au Conseil fédéral un projet visant à accélérer l'autorisation d'installations produisant de l'électricité avec des énergies renouvelables. Elle ne veut cependant pas empêcher les recours.
Publié: 17.01.2022 à 07:49 heures
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Dernière mise à jour: 17.01.2022 à 07:52 heures
Si Simonetta Sommaruga veut accélérer les procédures d'installations d'éoliennes notamment, elle ne veut pas supprimer tous les recours (archives).

«Pour les installations hydroélectriques et éoliennes importantes, il ne doit y avoir qu'une procédure d'autorisation», déclare Mme Sommaruga dans un entretien diffusé lundi dans les journaux du groupe de presse CH-Media. Les recours contre de telles installations doivent rester possibles, ajoute-t-elle, «mais une seule fois et non pas à chaque étape de la procédure».

Le temps gagné grâce à une procédure accélérée est toutefois difficile à chiffrer, poursuit la socialiste. Elle rejette l'idée de l'UDC de nommer un «général de l’électricité», dont la mission serait d'élaborer diverses solutions afin de garantir un approvisionnement électrique sûr, indépendant et bon marché. «Nous ne sommes pas en guerre».

Le Parlement et le Conseil fédéral font leur travail, note la ministre, et la branche de l'électricité est également sollicitée. «Tous assument leurs responsabilités».

Risque de pénurie d'électricité selon l'UDC

Samedi, les délégués de l'UDC ont chargé la direction du parti de s'engager en faveur d'un approvisionnement énergétique sûr, indépendant et bon marché. L'UDC estime que la plus grave menace planant sur la Suisse est une pénurie d'électricité.

Interrogée lundi dans le Bund et la Berner Zeitung, la directrice du groupe énergétique bernois BKW, Suzanne Thoma, estime que la sortie du nucléaire en Suisse n'a «pas été pensée avec toutes ses conséquences». La problématique du CO2 n'était «pas si prégnante» lors de la décision, ajoute-t-elle.

«Si nous partons vraiment du principe que les émissions de CO2 représentent un danger existentiel pour nous, nous devons à nouveau examiner sérieusement l'énergie nucléaire», précise la directrice.

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Lors de la votation de 2017 sur la stratégie énergétique 2050, l'hypothèse était que les besoins en électricité resteraient à peu près stables, soit 60 térawattheures, explique-t-elle. «Aujourd'hui, nous savons que cette hypothèse n'est pas réaliste». Selon elle, la mobilité électrique, la numérisation et les pompes à chaleur font à elles seules augmenter la consommation d'électricité, malgré l'efficience énergétique.

(ATS)

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