La scène s'est déroulée le week-end dernier dans un motel, où le quadragénaire au lourd casier judiciaire avait retrouvé sa petite amie, a déclaré mardi le shérif d'Escambia. Lui était venu avec son fils, elle avec ses jumelles de deux ans et sa fillette d'un an. A un moment, l'homme s'est absenté en laissant son arme «dans un placard», a précisé le shérif. «Son fils s'en est emparé et a commencé à jouer avec».
«Il a tiré sur le nouveau-né d'un an et l'a tué. Après l'avoir traversé, la balle a blessé une des jumelles qui devrait s'en sortir», a poursuivi le shérif, en notant que la mère des victimes était alors endormie. Quand le père est revenu, il a emporté l'arme et des substances, probablement de la drogue, hors de la chambre, avant l'arrivée de la police.
Une série d'accidents comparables
Cette mort s'inscrit dans une série effarante d'accidents comparables. Everytown For Gun Safety, qui milite pour un meilleur encadrement des armes à feu, estime que ces «tirs non intentionnels» de mineurs causent en moyenne 350 morts chaque année. Plus globalement, les armes à feu causent environ 40'000 morts par an aux Etats-Unis, en incluant les suicides, selon le site Gun Violence Archive.
Joe Biden a signé il y a quelques jours une loi visant à mettre en place une régulation des armes à feu. Ce texte est le plus important en près de 30 ans. Il reste toutefois bien en deçà de ce qu'ambitionnait le président américain, qui avait déclaré à ce sujet qu'il restait «encore beaucoup à faire».
(ATS)