Grâce à la modification de loi
Des centaines de Suisses ont changé de genre au premier semestre

Des centaines de personnes ont changé de genre depuis l'introduction de l'inscription simplifiée à l'état civil en début d'année. Rien que dans les grandes villes, 350 personnes ont changé de genre durant le premier semestre, selon une enquête de la NZZ am Sonntag.
Publié: 07.08.2022 à 13:58 heures
Près de 350 personnes ont changé de genre à l'état civil en Suisse depuis la simplification de la procédure en début d'année. (archives)

Selon ce rapport, 80 personnes ont changé de genre à Zurich, 47 à Bâle, 46 à Berne, 36 à Genève et 19 à Lucerne. Les personnes concernées étaient âgées de 12 à 75 ans, neuf d'entre elles avaient moins de 16 ans. La proportion de personnes qui sont passées du genre féminin au genre masculin est légèrement plus élevée que le contraire.

Depuis le début de l'année, il n'est plus nécessaire en Suisse de s'adresser au tribunal pour changer son genre officiel. Il suffit d'une déclaration à l'office de l'état civil pour faire changer le prénom et le genre inscrit dans le registre. Les Chambres fédérales avaient adopté la modification de la loi lors de la session d'hiver 2020.

Les offices de l'état civil tirent un bilan provisoire positif de la nouvelle réglementation. L'objectif était d'avoir le moins d'obstacles possibles. C'est bien le résultat aujourd'hui, estime dans le journal Roland Petrhans, président de l'association suisse des officiers de l'état civil. «S'il y avait eu des personnes voulant changer de genre, puis en changer à nouveau après trois semaines, nous aurions dû revoir notre copie. Mais nous n'avons pas eu ces cas.» La modification de la loi pose toutefois des questions dans le cas des personnes «gender fluid«.

Roland Peterhans n'a pas connaissance non plus d'abus systématiques: «Nous n'avons pas vu d'hommes voulant changer de genre pour prendre leur retraite plus tôt ou ne pas devoir faire l'armée.»

Lui-même a mené une trentaine d'entretiens. Il a rencontré des personnes inscrites depuis des années avec le mauvais genre et qui sont heureuses de pouvoir faire le changement, explique l'officier d'état civil de la ville de Zurich. «Pour ces personnes, c'est un progrès fou de ne plus devoir se dévoiler devant un tribunal.»

(ATS)

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