Cyber-attaque en hausse en 2022
Le nombre de piratages informatiques a considérablement augmenté, selon le Centre National pour la Cybercriminalité

Les piratages informatiques au second semestre 2022 ont presque doublé en Suisse par rapport au semestre précédent. Le Centre national pour la cybercriminalité (NCSC) fait état de 276 signalements sur six mois.
Publié: 11.05.2023 à 22:05 heures
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Dernière mise à jour: 12.05.2023 à 10:44 heures
Apparition du rançongiciel Petya sur un écran. Petya est un cheval de Troie qui chiffre tous les fichiers d'un ordinateur à l'insu de l'utilisateur. (Image d'archives)

Selon le Centre national pour la cybercriminalité (NCSC), le nombre de piratages informatiques au second semestre 2022 a presque doublé en Suisse en moins d'un an.

Les comptes de médias sociaux en particulier sont une cible privilégiée. Les cybercriminels se servent ainsi de comptes piratés pour faire chanter les utilisateurs ou diffuser de la publicité pour des offres d'investissement fictives, selon le rapport semestriel du NCSC publié jeudi.

Le centre pour la cybersécurité a reçu au total 34'527 signalements en 2022. Parmi ceux-ci, 85 % proviennent du grand public et les 15% restants d'entreprises, d'associations et d'administrations.

Rançongiciels, courriels frauduleux et arnaques au président

Près d'un tiers des signalements portent sur des courriels de pseudo-extorsion, soit des courriels de menace prétendument envoyés par les autorités de poursuite pénale. L'arnaque au président et la fraude à la facturation sont également souvent signalées.

Les signalements de rançongiciels sont restés stables et représentent près de la moitié de toutes les annonces dans la catégorie des logiciels malveillants, les maliciels. Les entreprises subissent surtout les assauts du maliciel «Lockbit», utilisé pour crypter les données ou les voler et les mettre en ligne si la rançon n'est pas versée. Ces doubles extorsions sont de plus en plus fréquentes.

Le dernier rapport se concentre surtout sur la cybersécurité au sein des petites et moyennes entreprises (PME). Selon le NCSC, celles-ci n'accordent souvent pas assez d'importance à la protection de leurs données.

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Or, au sein des PME, de nombreux ordinateurs sont aujourd'hui reliés entre eux par des interfaces réseau. Les divers processus, tels que le traitement des commandes, la planification, la production et la logistique, gérés par voie numérique, sont de plus en plus liés. Ce qui fragilise leurs systèmes, accessibles par Internet, et requiert une protection accrue, avertit le NCSC.

(ATS)

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