Contre les pandémies
Les Etats vont négocier un nouvel accord international

La communauté internationale va négocier un accord pour anticiper les prochaines pandémies. Les Etats de l'OMS ont décidé mercredi à Genève d'ouvrir les discussions avant mars prochain pour aboutir d'ici 2024. Contraignant ou non, la question sera au centre des défis.
Publié: 01.12.2021 à 10:49 heures
Partager
Écouter
Les Etats membres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dirigée par Tedros Adhanom Ghebreyesus à Genève vont discuter dès les prochains mois d'un nouvel accord international face aux pandémies (archives).
Photo: MARTIAL TREZZINI

Dans leur décision approuvée au terme de trois jours d'une session spéciale de l'Assemblée mondiale de la santé, les 194 membres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), dont la Suisse, ont établi un groupe intergouvernemental de négociation. Celui-ci devra rendre un rapport intermédiaire en mai 2023, un an avant le délai prévu pour finaliser l'arrangement.

Les Etats souhaitent une «convention, un accord ou un autre instrument juridique international» pour mieux préparer et répondre aux pandémies. Face aux nombreuses critiques sur la réponse internationale à la pandémie, l'UE avait porté la proposition de nouvel arrangement.

Selon le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, ce prochain dispositif doit permettre d'éviter la désorganisation observée face au coronavirus. Et limiter les effets des pandémies pour les populations actuelles et les générations futures.

Appel à signer un accord contraignant

En ouvrant la réunion, le conseiller fédéral Alain Berset avait appelé à oeuvrer à un accord contraignant. Au nom du groupe des Etats européens, la Suisse avait ensuite salué mardi une «étape importante» dans le projet de décision sur la table.

Mais des acteurs de taille laissent penser que les discussions seront intenses. Les Etats-Unis sont eux réticents à un arrangement contraignant et la Chine parle plutôt de renforcer le Réglement sanitaire international. Celui-ci cadre la réponse aux urgences de santé publique mais a été largement visé depuis l'arrivée du coronavirus.

De nombreux acteurs veulent le compléter par un traité ou de petits ajouts et non le remplacer. Ce réglement «n'a pas été prévu pour faire face à la préparation d'une pandémie», a admis un responsable de l'OMS.

Cette réunion de trois jours n'était elle que la seconde session spéciale de l'Assemblée mondiale de la santé. La première pour discuter de contenu, selon l'organisation.

(ATS)

Partager
Vous avez trouvé une erreur? Signalez-la
Articles les plus lus
    Articles les plus lus