Dans leur décision approuvée au terme de trois jours d'une session spéciale de l'Assemblée mondiale de la santé, les 194 membres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), dont la Suisse, ont établi un groupe intergouvernemental de négociation. Celui-ci devra rendre un rapport intermédiaire en mai 2023, un an avant le délai prévu pour finaliser l'arrangement.
Les Etats souhaitent une «convention, un accord ou un autre instrument juridique international» pour mieux préparer et répondre aux pandémies. Face aux nombreuses critiques sur la réponse internationale à la pandémie, l'UE avait porté la proposition de nouvel arrangement.
Selon le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, ce prochain dispositif doit permettre d'éviter la désorganisation observée face au coronavirus. Et limiter les effets des pandémies pour les populations actuelles et les générations futures.
Appel à signer un accord contraignant
En ouvrant la réunion, le conseiller fédéral Alain Berset avait appelé à oeuvrer à un accord contraignant. Au nom du groupe des Etats européens, la Suisse avait ensuite salué mardi une «étape importante» dans le projet de décision sur la table.
Mais des acteurs de taille laissent penser que les discussions seront intenses. Les Etats-Unis sont eux réticents à un arrangement contraignant et la Chine parle plutôt de renforcer le Réglement sanitaire international. Celui-ci cadre la réponse aux urgences de santé publique mais a été largement visé depuis l'arrivée du coronavirus.
De nombreux acteurs veulent le compléter par un traité ou de petits ajouts et non le remplacer. Ce réglement «n'a pas été prévu pour faire face à la préparation d'une pandémie», a admis un responsable de l'OMS.
Cette réunion de trois jours n'était elle que la seconde session spéciale de l'Assemblée mondiale de la santé. La première pour discuter de contenu, selon l'organisation.
(ATS)