Année 2023 difficile en vue
Les Suisses n'ont jamais été aussi pessimistes depuis six ans

A l'aube de la nouvelle année, le traditionnel sondage de Comparis sur les finances des Suisses révèle une population qui n'a jamais été aussi pessimiste depuis six ans. Plus d'une personne sur quatre s'attend à une détérioration de sa situation.
Publié: 27.12.2022 à 08:28 heures
Parmi les Suisses touchant des bas salaires, 49% affirment devoir compter chaque franc, selon un sondage (archives).

La hausse des primes de l'assurance maladie et les prix élevés de l'énergie sont les principales raisons invoquées par les 27,5% des Suisses qui s'attendent à vivre financièrement moins bien l'an prochain que cette année. Cette part est en forte hausse, comparée aux 16% en 2021, 17,6% en 2020 ou même 13% en 2019, juste avant la pandémie de Covid-19.

Sans surprise, plus le revenu est faible, plus la proportion de Suisses pessimistes est élevée. Ainsi, les personnes interrogées dont le revenu brut du ménage est inférieur à 4000 francs par mois sont 41,8% à s'attendre à pire. Entre 4000 et 8000 francs, ce taux baisse à 28,1% et, au-delà de 8000, il n'est plus que de 21%, a indiqué l'institut Comparis dans un communiqué mardi.

Conséquence, la plus grande part des personnes interrogées (44,7%) déclare devoir faire une croix sur certaines envies. Suivent, à 23% à égalité, celles estimant qu'elles doivent se serrer la ceinture et celles assurant qu'elles peuvent s'acheter tout ce qu'elles veulent, ou presque.

Elles sont moins de 5% à se définir aux extrêmes, à savoir qu'elles n'arrivent pas à joindre les deux bouts ou qu'elles peuvent s'acheter tout ce qu'elles veulent, sans exception. Mais parmi les personnes touchant des bas salaires, 49% affirment devoir compter chaque franc.

La hausse des primes maladie sème l'inquiétude

Pour plus de trois quarts des personnes interrogées, c'est la forte hausse des primes d'assurance maladie qui est la principale raison de leurs perspectives financières pessimistes. Elles étaient deux fois moins nombreuses dans ce cas l'an dernier.

Même les participants à l’enquête qui ne sont pas pessimistes ressentent la hausse croissante des prix, souligne Comparis. Ainsi, 71,2% des personnes interrogées indiquent ressentir l'inflation fortement voire très fortement dans leur budget. Le renchérissement le plus clairement remarqué, selon une part égale de 71,2%, concerne les prix de l'énergie pour le chauffage.

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Le sondage, représentatif, a été réalisé auprès de 1047 personnes de toutes les régions de Suisse durant le mois de décembre.

(ATS)

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