Accusée d'escroquerie
Sophia Chikirou, candidate LFI à la mairie de Paris, sera jugée en mai

Accusée d'escroquerie pour des faits datant de 2018, Sophia Chikirou devra comparaître devant la justice en mai. La candidate LFI à la mairie de Paris dénonce une affaire politique visant à nuire à sa campagne.
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Sophia Chikirou est accusée d'avoir tenté d'escroquer plus de 67'000 euros à la banque Crédit du Nord.
Photo: AFP
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AFP Agence France-Presse

Sophia Chikirou, candidate LFI à la mairie de Paris, sera jugée en mai pour escroquerie au préjudice du site d'actualité Le Média, un procès programmé avec la volonté, selon elle, de la «salir» avant les municipales. Prévu le 12 mai devant le tribunal correctionnel de Paris, d'après une source judiciaire, ce procès se penchera sur des faits présumés commis en juillet 2018.

La candidate LFI est soupçonnée d'avoir «tenté à plusieurs reprises de tromper la banque Crédit du Nord» au préjudice de la société de production Le Média. Elle aurait tenté d'obtenir plus de 67'000 euros (environ 57'600 francs à l'époque), a précisé dimanche la source judiciaire.

Deux chèques frauduleux

Dans ce dossier, la prévenue est accusée de s'être présentée comme présidente de la société Le Média, alors qu'elle «n'avait plus cette qualité», et d'avoir demandé des virements, finalement non aboutis à cause d'un manque d'argent sur le compte. Sophia Chikirou doit aussi comparaître pour avoir «soustrait frauduleusement deux formules de chèque».

L'AFP a appris dimanche de source judiciaire la tenue de ce procès devant la 13e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris. L'audience fait suite à une enquête préliminaire dirigée par la section financière de la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco). L'audiencement du procès a fait bondir dimanche Sophia Chikirou, qui a annoncé en novembre être candidate à la mairie de Paris. Les élections se tiendront en mars.

Sophia Chikirou s'insurge

«Le parquet de Paris décide de me faire un procès en pleine campagne municipale au sujet d'une histoire datant de 2018 qui relève d'un différend commercial entre deux sociétés», a réagi Sophia Chikirou après de l'AFP. «Depuis, cette date, les deux sociétés ont convenu d'un accord et ont cessé toutes leurs démarches», a-t-elle précisé.

«C'est donc un procès décidé par le ministère public pour une affaire où il n'y a aucun plaignant ni préjudice! L'affaire est éminemment politique et n'a pour but que de salir et gêner ma campagne», a-t-elle fustigé.

Sophia Chikirou, qui s'est fait connaître en politique en s'occupant de la communication des campagnes présidentielles de Jean-Luc Mélenchon en 2012 et 2017, est également inquiétée dans un autre dossier: elle a été mise en examen en septembre 2024, notamment pour «escroquerie aggravée», sur les comptes de campagne 2017 de Jean-Luc Mélenchon. Des accusations qu'elle conteste.

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