Incroyable mais vrai: en France, un employé s'était fait licencier en 2015 pour «insuffisance professionnelle» et «désalignement culturel» vis-à-vis des valeurs «fun and pro» de sa boîte. L'homme avait osé critiquer les apéros et la consommation d'alcool excessive de ses collèges lors de séminaires professionnels, rapporte «Le Parisien».
Il obtient gain de cause et 500'000 euros d’indemnité
L'homme avait finalement obtenu gain de cause devant la plus haute instance judiciaire française en 2022, après avoir essuyé un rejet de la cour d'appel de Paris en 2021. Les juges avaient estimé dans un arrêt que Monsieur T, tel qu'on le désigne dans la décision, était en droit de ne pas participer aux apéros et autres pots d'entreprises.
La réintégration du salarié vient d'être ordonnée. Mais ce n'est pas tout: ce dernier va toucher près de 500'000 euros à titre d’indemnité pour nullité de son renvoi, peut-on lire dans le journal français. Dans un arrêt rendu mardi 30 janvier par la Cour d’appel de renvoi de Paris, il est indiqué qu'il s'agit d'une «atteinte à la liberté d’expression et de contestation du salarié, qui est une liberté fondamentale».
Autrement dit, tout licenciement basé sur une liberté fondamentale est invalide, explique l'avocat en charge du dossier. Décidément, entreprise et fun ne font vraiment pas bon ménage.