«Un bon projet»
Macron défend le futur avion de combat européen malgré les blocages

Emmanuel Macron assure que le projet de futur avion de combat européen n’est pas abandonné. Malgré les tensions industrielles, Paris veut relancer le SCAF avec Berlin.
Macron remet la pression sur les industriels pour l'avion de combat SCAF.
Photo: AFP
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AFP Agence France-Presse

Le président français Emmanuel Macron a estimé, dans un entretien mardi à plusieurs journaux, que le projet de futur avion de combat européen (SCAF) est «un bon projet» et que «les choses doivent avancer», en dépit des tensions entre industriels français et allemands.

«C'est un bon projet et je n'ai eu aucune expression allemande pour me dire que ce n'est pas un bon projet. Quand les industriels essaient de faire de la dissynergie, c'est une chose, mais ce n'est pas à nous de la cautionner», a-t-il déclaré à plusieurs médias européens, dont Le Monde, The Economist et la Süddeutsche Zeitung, assurant qu'il en rediscuterait avec le chancelier allemand Friedrich Merz. «Et de la même manière sur le char de combat, d'ailleurs. Parce que vous imaginez, si d'aventure, le partenaire allemand remettait en cause l'avion commun, on serait obligé de remettre en cause le char commun», a-t-il prévenu.

Macron relativise

L'avion de combat européen est un projet clé de la coopération militaire franco-allemande. Lancé en 2017, il vise à remplacer les Rafale français et les Eurofighter allemands et espagnols d'ici à 2040, dans un contexte de réarmement européen face aux tensions accrues avec la Russie. Mais les industriels français et allemands peinent à s'entendre.

Désigné comme maître d'oeuvre, l'avionneur français Dassault réclame plus d'autonomie pour sa fabrication, ce qui irrite l'Allemagne et l'Espagne, qui a rejoint le programme en 2019. A tel point que certains milieux industriels allemands plaident pour un changement d'alliance et que les médias allemands spéculent sur la possibilité que Berlin rejoigne le projet concurrent GCAP avec le Royaume-Uni, l'Italie et le Japon.

«Ce que je vis là, sur le SCAF, je l'ai vécu sur Ariane-6. J'entendais, toutes les semaines, les Allemands ne vont pas mettre l'argent, c'est fini, catastrophe. On l'a fait», a relativisé mardi Emmanuel Macron. 

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