Coopération renforcée
Huit pays d'Europe intéressés par la «dissuasion avancée» française

Huit pays européens «ont accepté» de participer à la «dissuasion avancée» proposée par la France: le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark, a indiqué lundi Emmanuel Macron.
Emmanuel Macron a délivré son message depuis le sous-marin nucléaire 'Le Téméraire' à la base de l'Ile Longue à Crozon.
Photo: YOAN VALAT
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ATS Agence télégraphique suisse

Huit pays européens «ont accepté» de participer à la «dissuasion avancée» proposée par la France: le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark, a indiqué lundi Emmanuel Macron.

Ces pays pourront notamment accueillir des «forces aériennes stratégiques» de l'armée de l'air française, qui pourront ainsi «se disséminer dans la profondeur du continent européen» pour «compliquer le calcul de nos adversaires», a expliqué le président français lors d'un discours consacré à la dissuasion nucléaire.

La «dissuasion avancée» pourra également impliquer du signalement, c'est-à-dire la démonstration des capacités nucléaires, «y compris au-delà de nos frontières strictes», ou encore «la participation conventionnelle de forces alliées à nos activités nucléaires», comme les exercices militaires auxquels les Britanniques ont déjà été associés récemment, a ajouté M. Macron.

Paris et Berlin ont mis en place «un groupe de pilotage nucléaire de haut niveau» afin de «renforcer leur coopération en matière de dissuasion», ont annoncé Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz dans une déclaration conjointe, publiée lundi dans la foulée du discours de M. Macron sur l'évolution de la doctrine nucléaire française.

Complémentaire à l'Otan

«Cette coopération franco-allemande viendra compléter, et non remplacer, la dissuasion nucléaire de l'Otan et les accords de partage nucléaire de l'Otan, auxquels l'Allemagne contribue et continuera de contribuer», précisent Paris et Berlin.

Ce groupe de pilotage franco-allemand «servira de cadre bilatéral pour le dialogue doctrinal et la coordination de la coopération stratégique, notamment pour les consultations relatives à l'articulation optimale de capacités conventionnelles, de défense antimissile et de capacités nucléaires françaises», peut-on lire dans cette déclaration commune, qui évoque également «la participation de l'Allemagne aux exercices nucléaires français» dès cette année.

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