Un jeu avec des armes entre militaires lors d'une soirée alcoolisée a viré au drame en France: leur camarade touché à la tête par un tir le week-end dernier est décédé vendredi, ont annoncé l'état-major et le parquet de Paris. «Profonde tristesse d'apprendre tôt ce matin le décès du brigadier Alexandre Lanckbeen, à l'hôpital militaire de Percy, des suites de ses blessures», a écrit le gouverneur militaire de Paris, Loïc Mizon, sur X.
Alexandre Lanckbeen avait été hospitalisé après avoir été grièvement blessé dans la nuit de samedi à dimanche par un tir de pistolet d'un de ses camarades, au sein du détachement de soldats affectés à la garde d'un hôpital militaire. Trois militaires ont été inculpés à Paris dans cette affaire, dont l'un pour avoir tiré avec une arme sur la victime, selon le parquet de Paris. Trois soldats encourent la prison dans cette affaire.
«Tir accidentel»
Dans la nuit de la Saint-Valentin, Alexandre Lanckbeen avait été atteint «d'un projectile de calibre de 9 mm à la tête», rapporte le parquet. En garde à vue, les militaires ont expliqué avoir consommé de l'alcool lors d'une soirée le 14 février, «en dépit de la stricte interdiction de consommation d'alcool sur le site de l'hôpital des armées», a relevé le parquet.
«Ils présentaient des taux d'alcoolémie entre 0,17 g/l et 2,5 g/l dans le sang» et plus précisément «1,57 g/l pour le militaire soupçonné d'être le tireur», a ajouté le parquet. Les militaires ont alors «'joué' à tester la réactivité de chacun face à une arme tendue». «Mon client reconnaît être à l'origine du tir ayant blessé un de ses camarades» mais ce tir était «strictement accidentel», selon son avocat, Me Baptiste Bellet, ajoutant que son client «ignorait que l'arme était chargée».