Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a annoncé, sans surprise, sa candidature à l'élection présidentielle de 2027 dimanche soir sur TF1, après que cette dernière a été approuvée plus tôt dans la journée par les élus LFI.
«Nous c'est carré. Il y a une équipe, un programme, un seul candidat», a-t-il estimé, indiquant être «le mieux préparé» à La France insoumise «pour faire face à la situation qui arrive» et mettant en avant son expérience face à la «menace d'une guerre généralisée».
«Sans vouloir affoler, mais pour être lucide, nous entrons dans une saison très agitée de l'histoire du monde. Nous sommes menacés d'une guerre généralisée, nous sommes menacés par un changement spectaculaire du climat. Et puis nous avons une crise économique et sociale qui s'avance vers nous», a-t-il déclaré sur TF1.
Il a déploré «les divisions internes dans les partis» qui «font qu'il y a une multitude de candidatures et c'est la confusion», affirmant que c'est «irresponsable».
Un «front commun» contre la guerre
En évoquant la guerre au Moyen-Orient, le tribun de 74 ans a pointé la responsabilité des Etats-Unis et d'Israël et estimé qu'il aurait fallu former un «front commun» avec l'Espagne pour s'opposer.
À sa quatrième candidature, il s'est dit optimiste sur sa capacité à affronter le Rassemblement national, grand favori du scrutin, qu'il soit mené à l'élection par Jordan Bardella ou Marine Le Pen. «C'est l'adversaire principal puisqu'il paraît qu'il va gagner», a-t-il dit. «Honnêtement, je ne le crois pas. Je ne sais même pas s'ils seront au deuxième tour (...) Je pense que nous allons les battre à plate couture», a-t-il ajouté.