«126 détenus mineurs libérés»
La Syrie prolonge sa trêve avec les Kurdes pour 15 jours

La Syrie annonce prolonger sa trêve avec les forces kurdes pour faciliter le transfert de prisonniers djihadistes. La télévision d'Etat a annoncé la libération de 126 détenus âgés de moins de 18 ans.
Des combattants des YPG opèrent sur une position de première ligne le 24 janvier 2026 à Al Hasakah, en Syrie.
Photo: Getty Images
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AFP Agence France-Presse

Le ministère syrien de la Défense a annoncé samedi soir la prolongation de 15 jours de la trêve avec les forces kurdes, afin de faciliter le transfert par les Etats-Unis de détenus du groupe jihadiste Etat islamique depuis la Syrie vers l'Irak. Dans un communiqué, le ministère précise que cette «prolongation», à compter de samedi à 23H00 (20HGMT) – soit trois heures après l'expiration officielle de la trêve décrétée mardi – vise à «soutenir l'opération américaine visant à transférer les détenus» de l'EI des prisons kurdes vers l'Irak. Le gouvernement syrien a libéré samedi au moins 126 mineurs d'une prison du nord du pays, dont l'armée a repris le contrôle aux forces kurdes en vertu d'un accord entre les deux parties, ont rapporté les médias d'Etat.

Des images diffusées par la télévision d'Etat ont montré des foules rassemblées pour accueillir les mineurs libérés de cette prison d'Al-Aqtan. L'agence de presse officielle Sana a publié les noms des détenus toujours emprisonnés, permettant à leurs proches de les rechercher en ligne. La télévision d'Etat a annoncé «la libération (...) de 126 détenus âgés de moins de 18 ans de la prison d'Al-Aqtan» dans la province de Raqa, utilisée pour la détention de membres de l'organisation Etat islamique (EI).

Sollicitées par l'AFP, les Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les Kurdes) n'ont pas commenté ces informations. Sous la pression militaire de Damas, qui cherche à étendre son contrôle sur l'ensemble du pays, les FDS ont cédé ces derniers jours de vastes territoires et se sont retirées dans certaines parties de la province de Hassaké, à l'extrême nord-est. 

Dimanche dernier, le président syrien Ahmad al-Chareh avait annoncé un accord avec le chef des FDS, Mazloum Abdi, prévoyant un cessez-le-feu et l'intégration de l'administration autonome de facto des Kurdes au sein de l'Etat syrien, qui assumera désormais la responsabilité et la garde des prisonniers de l'EI. Vendredi, des combattants kurdes qui assuraient la surveillance de la prison ont été transférés vers la ville de Kobané (Ain al-Arab en arabe), contrôlée par les Kurdes, à la frontière nord avec la Turquie. Selon l'armée, citée par Sana, ce transfert était «la première étape de la mise en oeuvre de l'accord du 18 janvier, en vertu duquel le ministère de l'Intérieur prendra en charge l'administration de la prison». 

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