La banque centrale des Etats-Unis (Fed) n'a pas touché à ses taux directeurs pour la troisième fois d'affilée mercredi, comme attendu, l'institution évoquant l'inflation «élevée» découlant «en partie de l'augmentation récente des prix mondiaux de l'énergie». «Les événements au Moyen-Orient contribuent à un haut degré d'incertitudes concernant les prévisions économiques», souligne la Réserve fédérale dans son communiqué.
Fait très inhabituel, trois responsables ont voté contre la décision de la Réserve fédérale, non pas parce qu'ils sont opposés au statu quo sur les taux, mais parce qu'ils trouvent que l'institution devrait se montrer moins disposée à les baisser à l'avenir. Au total, quatre responsables monétaires ont manifesté leur désapprobation: l'un (le gouverneur Stephen Miran) parce qu'il voulait une détente immédiate, les trois autres (des présidents de Fed régionales) parce qu'ils désapprouvaient la formulation du communiqué final. C'est la première fois depuis 1992 que la Fed connaît quatre dissensions, a précisé un porte-parole à la presse.
Jerome Powell a acté mercredi le fait qu'il venait de prendre part à sa dernière du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed) en tant que président et félicité son successeur attendu, Kevin Warsh. Sous réserve de confirmation par un vote du Sénat, Kevin Warsh prendra ses fonctions le 15 mai en remplacement de Jerome Powell, qui aura présidé la Fed durant plus de huit ans.