Ravageurs
Nouvel outil pour lutter contre le scarabée japonais

Agroscope lance un outil «novateur» pour surveiller la propagation du scarabée japonais, ravageur installé au Tessin depuis quelques années. Le projet compte sur l'aide de la population tessinoise.
Publié: 17.06.2021 à 11:49 heures
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Dernière mise à jour: 17.06.2021 à 17:08 heures
Le scarabée japonais mesure huit à douze millimètres de long et ressemble beaucoup au hanneton horticole.

Le nouvel outil, une carte interactive, permet à la population de signaler la présence de scarabées et de contribuer ainsi activement à surveiller sa diffusion et la contenir, précise jeudi l'Agroscope.

Pour faciliter l’évaluation des observations, un outil d’identification des images a été développé en collaboration avec l’"Advanced Learning and Research Institute» (ALaRI) de l’Université de la Suisse italienne à Lugano.

La population tessinoise est appelée à photographier les scarabées japonais observés et à télécharger les images sur la plateforme scarabée-japonais.ch.

L'insecte a été piégé pour la première fois au Tessin en 2017. Ses premiers dégâts ont été observés en 2020.

Pour lutter de manière efficace contre ce ravageur, il est essentiel d’identifier sa présence à temps. Une fois établi, le scarabée est difficile à éradiquer. La lutte contre les adultes - qui causent la majorité des dégâts - est presque impossible.

Comment se débarrasser du scarabée japonais ?

Leur signalisation permettra de détecter les lieux de ponte dans le sol cet automne et ainsi d’éliminer les larves par des mesures de lutte biologiques, relève Agroscope.

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Le scarabée japonais mesure huit à douze millimètres de long et ressemble beaucoup au hanneton horticole. Il s’en différencie toutefois par trois signes distinctifs: un bouclier vert métallique brillant bien visible, cinq touffes de poils blancs de chaque côté de l’abdomen et deux touffes supplémentaires sur le dernier segment abdominal.

Pour contrôler le scarabée japonais

En juin, les adultes émergent et commencent aussitôt à s’accoupler et à se nourrir. La période de vol principale dure de juin à septembre avec un pic en juillet, raison pour laquelle c’est à cette période qu’ils sont le plus facilement visibles.

A l’âge adulte, les scarabées japonais causent des dommages en se nourrissant des feuilles, fleurs et fruits de nombreuses espèces végétales. Parmi les plantes cultivées en Suisse, ils peuvent attaquer la vigne, les baies (fraise, mûre, framboisier, myrtille), les fruits à noyau, le pommier, le maïs et le soja.

Ils touchent aussi des espèces ligneuses comme l’érable, le bouleau, le hêtre, le chêne, le tilleul, le peuplier ou le saule. Au Tessin, on a observé jusqu’à présent surtout des dégâts sur la vigne, note Agroscope.

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(ATS)

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