Il avait été condamné en avril dernier
Peine de prison pour Alain Soral: la décision est encore en cours d'examen

Condamné en avril par la justice vaudoise pour discrimination et incitation à la haine en raison de l'orientation sexuelle, l'essayiste Alain Soral attend la décision d'une peine de prison de 40 jours. Elle est toujours en cours d'examen, a-t-on appris vendredi.
Publié: 31.05.2024 à 18:31 heures
Le Tribunal fédéral (TF) avait confirmé le 18 avril dernier la condamnation d'Alain Soral pour discrimination et incitation à la haine en raison de l'orientation sexuelle.
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ATS Agence télégraphique suisse

La décision sur la peine de prison de 40 jours que l'idéologue d'extrême droite franco-suisse Alain Soral doit purger en Suisse n'a pas encore été prise. La situation est toujours en cours d'examen, a appris ce vendredi 31 mai Keystone-ATS. L'essayiste a été condamné par la justice vaudoise pour discrimination et incitation à la haine en raison de l'orientation sexuelle, une peine confirmée en avril dernier par le Tribunal fédéral.

«Aucune décision n'a été prise à ce jour, car la situation est en cours d’examen», a indiqué par écrit à l'agence le Service pénitentiaire vaudois (SPEN). «Alain Soral pourrait purger sa courte peine à la Croisée ou aux Etablissements de la plaine de l'Orbe», relève encore le SPEN.

L'Office vaudois d'exécution des peines (OEP) peut aussi décider de lui accorder une semi-détention ou de faire exécuter la sanction au moyen de la surveillance électronique, est-il précisé. «Ces différentes options sont analysées selon des critères stricts: risque de fuite, de dangerosité et de récidive», souligne-t-on. «L'OEP définira en conclusion la modalité d’exécution de la sanction la plus adaptée en fonction des pièces du dossier, et selon l'évolution de la situation», explique encore le SPEN dans sa réponse.

Propos homophobes

Pour rappel, le Tribunal fédéral (TF) a confirmé le 18 avril dernier la condamnation d'Alain Soral pour discrimination et incitation à la haine en raison de l'orientation sexuelle. En 2021, l'essayiste avait tenu des propos homophobes à l'égard d'une journaliste suisse. Pour des raisons de procédure, sa peine privative de liberté est passée de 60 à 40 jours. Les associations queer avaient salué un verdict «historique» qui fera jurisprudence.

En première instance, le polémiste franco-suisse n'avait été condamné que pour diffamation, s'en sortant avec une peine pécuniaire de 30 jours-amende. En appel, la Cour cantonale avait également retenu la discrimination et l'incitation à la haine en raison de l'orientation sexuelle, le sanctionnant d'une peine de prison ferme, une décision largement confirmée par le TF.

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Alain Soral était jugé pour ses propos à l'encontre d'une journaliste de La Tribune de Genève et de 24 heures. Après un article peu à son goût, datant de 2021, il avait publié une vidéo sur internet où il taxait l'auteure de «grosse lesbienne» et «militante queer», insinuant que ce dernier terme voulait dire «désaxé», publiant même une photo de l'intéressée.

Mercredi, le polémiste a par ailleurs été interpellé à son domicile vaudois – qui ne serait plus à Lausanne – pour des propos présumés antisémites, sur dénonciation de la CICAD. Il a ensuite été auditionné quelques heures par la police en qualité de prévenu, puis libéré. Son domicile a été perquisitionné.

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