Colère dans le Gros-de-Vaud
Des agriculteurs vaudois expropriés pour moins de cinq francs le m2

Des agriculteurs du Gros-de-Vaud dénoncent le prix de rachat de leurs terres pour la création de pistes cyclables. Le Canton leur propose de 3,60 à 4,60 francs le m2. Des prix trop bas selon eux.
Publié: 29.01.2024 à 13:59 heures
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Dernière mise à jour: 30.01.2024 à 14:18 heures
Des agriculteurs du Gros-de-Vaud dénoncent le prix de rachat de leurs terres par le Canton pour construire une piste cyclable.
Solène Monney

Il n'y a pas qu'en France que la colère gronde chez les agriculteurs. Dans le Gros-de-Vaud, certains se plaignent de l'attitude du Canton dans le cadre de la stratégie vélo 2035 vaudoise

Le «24 heures» révèle lundi que le cœur de la querelle porte sur le rachat de terres agricoles d'une longueur de 2,1 kilomètres entre Echallens et Goumoëns-la-Ville. Les prix proposés par le Canton, qui varient entre 3,60 et 4,60 francs le m2, ne donnent pas satisfaction aux agriculteurs de la région.

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Un bâton de plus dans les roues du projet qui a pour ambition la construction de 500 kilomètres de pistes cyclables dans le canton d'ici 2035. Le lancement du projet avait été annoncé en grande pompe en 2023. Le chantier du tronçon entre Echallens et Goumoëns-la-Ville avait été interrompu. Le démarrage devrait reprendre en mars 2024. 

Les propriétaires ont fait opposition aux expropriations

Dans les colonnes du «24 heures», les agriculteurs dénoncent «un vol pur et simple». Ils continuent en expliquant qu'aucun terrain agricole n'est vendu aux prix proposés par le Canton. Les propriétaires ont fait opposition à cette expropriation, mais ont été déboutés par le Tribunal d'arrondissement, en fin d'année passée. 

Les agriculteurs se plaignent également d'avoir reçu une convention d'expropriation «à l'amiable» sans discussion en amont. Ils ont décidé de ne pas la signer. Leurs questions et demandes sont restées lettre morte auprès de la Commission cantonale immobilière. 

De son côté, la Direction générale des immeubles et du patrimoine (DGIP) précise que les prix s'appuient sur la loi cantonale sur l'expropriation. Le responsable communication, Nicolas Liechti précise au «24 heures» qu'une rencontre avait été organisée entre les propriétaires et la Commission cantonale immobilière en mars 2022. 

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