«Ce qui ne coûte rien n’a aucune valeur»
La PLR Christa Markwalder veut que la vaccination devienne payante

Christa Markwalder, conseillère nationale PLR, suggère que les citoyens paient eux-mêmes pour la vaccination contre le coronavirus. Cela passe mal, même dans son propre parti.
Publié: 20.10.2021 à 14:29 heures
|
Dernière mise à jour: 20.10.2021 à 15:04 heures
Christa Markwalder pense que davantage de personnes se feraient vacciner si elles savaient que la vaccination deviendrait bientôt payante.

La conseillère nationale PLR Christa Markwalder estime que la population ne devrait pas tout recevoir sur un plateau d’argent. Dans l’émission «Sonntalk» de Tele Züri, la Bernoise a proposé que la vaccination contre le coronavirus devienne payante à partir d’une certaine date, par exemple de début décembre.

Qu’est-ce qui se cache derrière sa réflexion? «Ce qui ne coûte rien n’a aucune valeur», a expliqué Christa Markwalder. Elle estime que le taux de vaccination pourrait être augmenté en rendant la piqûre payante. «Nous avons vu ce qui s’est produit lorsque le Conseil fédéral a annoncé que les tests contre le coronavirus deviendraient payants: un afflux de personnes a tout à coup voulu se faire vacciner.»

Mais cet afflux n’a pas duré longtemps. Comme le rapporte le «Tagesanzeiger», le nombre de doses administrées a diminué depuis l’entrée en vigueur de l’obligation de payer les tests la semaine dernière.

Critiques au sein de son propre parti

La proposition de Christa Markwalder a également suscité des critiques de la part des politiciens. Le conseiller national UDC Alfred Heer s’est exprimé dans la même émission. Il serait contre-productif de mettre encore plus de pression sur ceux qui refusent de se faire vacciner, a-t-il martelé: «Il faut convaincre les gens, et si on n’y arrive pas, l’argent qu’on gagnera ne servira à rien».

Même au sein du PLR, l’idée est mal accueillie. Son collègue, Damian Müller, ne cache pas son désaccord: «Nous sommes dans une situation d’urgence sanitaire. La vaccination offre une issue. Nous devons insister sur ce point au lieu de nous concentrer sur les coûts de la vaccination.» Il estime que la proposition part d’une bonne intention mais qu’elle est contre-productive. (til)

Vous avez trouvé une erreur? Signalez-la