Après la débâcle de Credit Suisse
Les jeunes PLR menacent de lancer une initiative sur la responsabilité des managers

Les jeunes libéraux-radicaux demandent que les managers des banques soient davantage tenus responsables. Si le Parlement ne tranche pas en faveur de règles plus strictes, ils veulent lancer une initiative populaire.
Publié: 04.04.2023 à 15:27 heures
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Dernière mise à jour: 04.04.2023 à 16:39 heures
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Le président des jeunes libéraux-radicaux Matthias Müller a annoncé lundi le lancement d'une initiative populaire. Le sauvetage de CS est à l'origine de cette initiative.
Lea Hartmann

Interdiction des bonus, responsabilité personnelle et poursuites pénales: après le sauvetage de Credit Suisse orchestré par le Conseil fédéral, les jeunes libéraux-radicaux exigent une attitude plus ferme à l'égard des dirigeants de banques. Lors d'une conférence de presse, ils ont présenté lundi leurs plans pour une initiative «sur la responsabilité des managers».

Ce texte sert de moyen de pression sur le Parlement. «Si le monde politique n'assume pas ses responsabilités et ne définit pas de règles plus strictes, nous lancerons l'initiative populaire», a soutenu le président des jeunes libéraux-radicaux Matthias Müller.

«Nous avons besoin d'une réglementation bancaire allégée, mais stricte, a résumé Matthias Müller en présentant les revendications des jeunes PLR. Celui qui mène une banque d'importance systémique dans le mur doit être tenu responsable sur le plan pénal et civil et ce, plus sérieusement qu'actuellement.»

La loi actuelle est «inadaptée»

La réglementation actuelle du «too big to fail» s'est révélée «inadéquate» et doit être remplacée, écrivent les jeunes libéraux-radicaux. Il faut inscrire dans la loi que le versement de bonus est interdit en cas de sauvetage par l'Etat, et que les bonus déjà versés peuvent être réclamés. Des exigences plus élevées en matière de fonds propres devraient également être discutées.

L'autorité de surveillance des marchés financiers (Finma) doit en outre être «professionnalisée» et avoir davantage de pouvoir. Les jeunes libéraux-radicaux reprochent à la Finma de ne pas avoir agi et qualifient cela d'«inexplicable». Le parti suppose que la situation aurait probablement pu être inversée si elle avait étudié la situation de plus près l'automne dernier.

Le comité des jeunes libéraux-radicaux a soumis les revendications à la base. Les membres pourront se prononcer à ce sujet lors d'une assemblée générale extraordinaire. Le texte de l'initiative sera ensuite rédigé sur la base des débats parlementaires, écrit le jeune parti dans un communiqué.

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