Tuerie en Oklahoma
Le tireur qui a tué quatre personnes visait son médecin

L'homme qui a tué quatre personnes mercredi dans un hôpital de Tulsa, dans l'Oklahoma, visait le médecin qui l'avait opéré du dos et qu'il jugeait responsable de ses douleurs, a annoncé la police jeudi.
Publié: 02.06.2022 à 22:45 heures
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C'est dans cet hôpital de Tulsa, en Oklahoma, que le massacre a eu lieu.

Mercredi, Michael Louis est entré dans l'hôpital Saint Francis avec une arme de poing et un fusil semi-automatique, tuant quatre personnes. C'est la dernière tuerie en date dans un pays encore marqué par le massacre dans une école primaire d'Uvalde.

Michael Louis avait été opéré du dos par le Dr Preston Phillips le 19 mai. Souffrant de douleurs depuis et le jugeant responsable, il l'a abattu. En plus de son docteur, le tireur a tué un autre médecin, une réceptionniste, un patient et en a blessé d'autres avant de se suicider, ont précisé les forces de l'ordre lors d'une conférence de presse.

Demande de traitements supplémentaires

Après sa sortie de l'hôpital, le 24 mai le patient avait «appelé à plusieurs reprises en se plaignant de douleurs, et voulait recevoir des traitements supplémentaires», a déclaré Wendell Franklin, chef de la police de Tulsa. C'était le jour même de la tuerie d'Uvalde, au Texas, où 19 enfants et deux enseignantes ont péri sous les balles d'un adolescent

Michael Louis jugeait son médecin responsable de ses douleurs, et les agents ont trouvé sur lui une lettre «qui indique clairement qu'il est venu avec l'intention de tuer le Dr Phillips et toute personne se trouvant sur son chemin», a ajouté Wendell Franklin.

Débat sur les armes à feu relancé

Mercredi après-midi, avant de se rendre à l'hôpital, le suspect avait acheté un fusil semi-automatique «de type AR-15», a-t-il poursuivi. La vice-présidente Kamala Harris avait appelé samedi à bannir les fusils d'assaut, souvent utilisés dans les massacres qui ponctuent régulièrement l'actualité américaine.

Les récentes fusillades ont relancé le débat autour des armes à feu, le président Joe Biden promettant d'agir. Au Congrès, les élus négocient pour trouver un compromis, avec un mince espoir de réussite tant les divisions sont profondes.

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(ATS)

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