Magnat dans de sales draps?
Enquête sur un possible délit d'initié d'Elon Musk

Déjà en bisbilles avec Elon Musk, le gendarme américain de la Bourse (SEC) a ouvert une enquête pour déterminer si le patron de Tesla et son frère n'avaient pas récemment commis des délits d'initiés autour de la vente d'actions, affirme jeudi le «Wall Street Journal».
Publié: 24.02.2022 à 22:27 heures
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Dernière mise à jour: 24.02.2022 à 22:42 heures
Elon Musk, patron de Tesla, est sous le coup d'une enquête aux États-Unis.

La procédure a été lancée après la vente par Kimbal Musk d'actions valorisées à 108 millions de dollars. Le lendemain, son frère publiait un tweet demandant à ses abonnés s'il devait ou non céder 10% de ses actions dans le fabricant de véhicules électriques, selon le quotidien économique, qui cite des sources proches du dossier.

Le cours de l'action avait reculé dans le sillage de ce message. Selon le «Wall Street Journal», la question est de savoir si Elon Musk a prévenu son frère, également membre du conseil d'administration de Tesla, qu'il allait publier ce tweet et si Kimbal Musk a en conséquent placé des ordres.

Les salariés et responsables d'une entreprise cotée ne doivent normalement pas acheter ou vendre de titres quand ils sont au courant d'informations n'ayant pas encore été rendues publiques.

Déjà en conflit avec la SEC

L'homme le plus riche au monde est déjà en conflit ouvert avec l'autorité des marchés financiers, la SEC, à cause d'un autre tweet dans lequel le chef d'entreprise assurait en 2018 disposer des financements appropriés pour retirer Tesla de la Bourse, sans en apporter la preuve.

La SEC avait imposé à Elon Musk de lâcher la présidence du conseil d'administration de Tesla, de payer une amende de 20 millions de dollars et avait par la suite exigé que ses tweets directement liés à l'activité de Tesla soient préapprouvés par un juriste compétent.

Un avocat de Tesla a relancé la bataille sur cet accord en envoyant la semaine dernière une lettre à un juge accusant la SEC de mener une «campagne de harcèlement» à l'encontre d'Elon Musk et de ne pas remplir ses propres obligations en ne reversant pas l'amende aux actionnaires.

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La SEC a répondu lundi pour nier ces accusations, entraînant l'envoi d'une nouvelle missive de l'avocat de Tesla. Le juge a refusé jeudi d'organiser une nouvelle audience sur l'accord, estimant que les demandes de Tesla n'étaient «pas claires».

(ATS)

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