«Je le referais demain»
Macron «assume à fond» son action d'aide à Uber

Emmanuel Macron a affirmé ce mardi, en marge d'un déplacement dans l'Isère, «assume(r) à fond» son action, pourtant contestée, auprès d'Uber lorsqu'il était ministre de l'Economie. Le président a souligné avoir agi ainsi afin de «créer des milliers d'emplois».
Publié: 12.07.2022 à 16:47 heures
En visite mardi dans l'Isère, Emmanuel Macron s'est expliqué pour son action en faveur d'Uber.

«Moi je suis extrêmement fier […], il est très difficile de créer des emplois sans entreprises ni entrepreneurs», a renchéri le chef de l’Etat. «Je le referai demain et après-demain», a-t-il insisté après une visite du site de l’entreprise STMicroelectronics.

Un «deal» secret

Dans ce cadre des «Uber Files», une enquête reposant sur des milliers de documents internes à Uber, le journal «Le Monde» a conclu sur l’existence d’un «deal» secret entre Uber et Emmanuel Macron lorsqu’il était ministre de l’Economie à Bercy.

Les oppositions continuent de pleuvoir sur le chef de l’Etat. Elles l’accusent d’avoir défendu les intérêts d’Uber à l’époque où l’entreprise développait son implantation en France, alors que lui-même était ministre de l’Economie de François Hollande (2014-2016).

«J'en suis hyper fier»

«On introduit une espèce d’ambiance qui consisterait à dire que voir des chefs d’entreprise, en particulier étrangers, ce serait mal. Mais je l’assume à fond et en vous regardant! J’ai vu des chefs d’entreprise, l’horreur! Je les ai vus en présence de collaborateurs et ça a toujours été officiel. J’en suis fier! S’ils ont créé des emplois en France, je suis hyper fier de cela», a plaidé Emmanuel Macron.

«Comme dirait l’un de mes prédécesseurs, cela m’en touche une sans faire bouger l’autre», a nargué le chef de l’Etat en référence à une phrase attribuée à Jacques Chirac.

(ATS)

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