«J'ai attendu que ça passe»
Les détails du viol en série subie par une jeune Autrichienne de 12 ans glacent le sang

De nouveaux détails sont apparus dans l'affaire de la jeune Viennoise abusée sexuellement pendant des mois par une bande de garçons. Son interrogatoire donne un aperçu plus approfondi de certains actes atroces.
Publié: 06.03.2024 à 20:59 heures
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Une jeune fille a été victime d'un viol en série. Tout aurait commencé dans un parking souterrain près de la gare centrale de Vienne, en Autriche.

L'horreur des scènes décrites par une jeune Autrichienne de 12 ans sont terribles. Un groupe de 17 jeunes âgés de 13 à 18 ans aurait abusé d'elle pendant plusieurs mois.

Tout a commencé par un baiser apparemment anodin dans un parking souterrain, entraînant ensuite l'enfant dans un cycle d'abus sexuels, de contrainte, de chantage et de violence sexuelle. Les violences auraient eu lieu à différents endroits, dont une sombre cage d'escalier.

Lors d'un interrogatoire, les mots choisis par la victime pour décrire notamment le viol qu'elle a subi dans un appartement d'un quartier sensible sont bouleversants: «Non, je ne veux pas!», aurait ainsi crié la jeune fille. Elle ajoute: «Un des garçons a entendu mais il a baissé ma tête et là, j'ai compris qu'il ne me laisserait pas partir.» Afin de pouvoir la faire chanter plus tard, la plupart des actes auraient même été filmés!

Une chambre d'hôtel réservée spécialement pour le viol

Les auteurs du viol affirment, eux, que la fillette était pleinement consentante: «Elle n'a jamais dit qu'elle ne voulait pas le faire», lance l'un des accusés. Dans ses déclarations, la jeune Viennoise affirme pourtant le contraire: «J'ai dit non, mais l'un d'eux est quand même entré dans la chambre et s'est allongé à côté de moi. J'ai eu peur. Et puis il y en a eu trois, l'un après l'autre. Alors j'ai juste regardé droit devant moi et j'ai attendu que ça passe.»

Le procès-verbal de l'interrogatoire n'évoque aucun libre arbitre: «J'avais l'impression qu'ils n'allaient pas me laisser partir. Ils m'ont tellement entourée et touchée que je ne pouvais pas partir comme ça.»

Comble du vice: la bande de jeunes était allée jusqu'à réserver une chambre d'hôtel spécialement pour l'occasion, rapporte le journal «Bild». Mais comme aucun des participants n'était majeur, la réservation de la chambre est passée par un complice de 18 ans. Ce dernier prétend qu'il n'était pas au courant des projets de viol: «Je pensais qu'ils voulaient simplement passer une bonne journée», dit-il selon le procès-verbal.

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«Elle ne voulait pas, alors j'ai dû la forcer»

La famille et les amis de la victime confirment qu'il n'y a jamais eu de relations sexuelles consenties. La mère de la jeune fille rapporte que les garçons l'ont menacée dans les jours qui ont suivi les déclarations publiques de sa fille.

Cette dernière devait également se prendre photos ou dans des vidéos, sous peine de représailles encore plus graves que celles déjà subies, rapporte la mère en colère.

Un ami de la victime a eu, lui aussi, connaissance de la brutalité du groupe envers la victime. Et lorsqu'il a interrogé l'un des agresseurs, celui-ci se serait contenté de répondre, en riant: «Oui, elle ne voulait pas, j'ai dû la forcer.»

L'enquête se poursuit.

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