Grève générale en Argentine
Javier Milei fait face à une première contestation

Le président argentin Javier Milei, ultralibéral, fait face à une grève générale et une manifestation d'envergure à Buenos Aires, conduite par la CGT péroniste et d'autres mouvements, en réaction à ses politiques économiques dérégulatrices et d'austérité.
Publié: 24.01.2024 à 17:10 heures
Même à l'étranger, comme ici devant l'ambassade argentine à Santiago du Chili, des manifestants s'opposent aux réformes du nouveau président Javier Milei.

Le président ultralibéral argentin Javier Milei fait face mercredi à sa première contestation d'ampleur, grève générale et manifestation massive, au moment où son ardeur dérégulatrice connaît quelques écueils.

Par milliers, des manifestants ont convergé à la mi-journée au coeur de Buenos Aires, pour une des mobilisations sans doute les plus fortes depuis des années, à l'initiative du géant syndical CGT (revendiquant 7 millions d'affiliés).

La CGT argentine est une centrale d'obédience péroniste (proche du précédent gouvernement), à laquelle se sont joints d'autres syndicats, mouvements de gauche radicale et organisations sociales.

Des manifestations sont prévues dans plusieurs villes de province, et des appels à rassemblements de solidarité ont aussi été lancés des capitales étrangères : Madrid, Paris, Bruxelles notamment.

Après un mois et demi de présidence Milei, une avalanche de projets de loi dérégulateurs, une dévaluation de 54% et des mesures d'austérité effectives ou planifiées, «les gens sont en colère (...) personne ne peut le nier», a lancé le co-dirigeant de la CGT Hector Daer. Pour qui le ras-le-bol «dépasse» de loin le monde ouvrier.

(ATS)

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