Des «dérangés mentaux»
Trump choque avec une comparaison sur les migrants

Les Etats-Unis sont en pleine campagne électorale. Tout porte à croire que l'on assistera à un acte 2 du duel Trump-Biden. Le premier n'a pas manqué de provoquer un nouveau tollé lors d'une récente interview, avec une comparaison douteuse dont il a le secret.
Publié: 07.03.2024 à 11:19 heures
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Ce n'est pas la première fois que Trump se fait remarquer par ses déclarations polémiques contre les immigrés.
Janine Enderli

La rhétorique de Donald Trump lors de la campagne électorale de 2024 reste la même que les années précédentes: acerbe. L'ancien président américain tire régulièrement à boulets rouges sur certains groupes de population. L'ex-magnat immobilier a provoqué un nouveau tollé avec une déclaration contre les migrants, il a choqué l'opinion publique américaine.

Dans une interview accordée à la chaîne de télévision conservatrice de droite Right Side Broadcasting Network, le candidat le plus en vue à l'élection présidentielle républicaine a longuement évoqué les primaires qui ont lieu actuellement. Selon NBC News, Trump n'a pas hésité à se défouler sur les immigrés: «Ce sont des gens méchants, ils sortent souvent directement de prison ou d'institutions psychiatriques, d'hôpitaux psychiatriques», a déclaré celui qui est condamné pour fraude et qui sera jugé au pénal le 25 mars. Donald Trump a même qualifié les réfugiés de «dérangés mentaux».

Comparaison avec un tueur en série

Trump s'est ensuite permis une comparaison délirante avec un psychopathe de cinéma: «Hannibal Lecter, quelqu'un ici connaît Hannibal Lecter?», ajoute-t-il sous les rires du public. Dans le film «Le silence des agneaux» de 1991, le Britannique Anthony Hopkins incarne le personnage principal, Hannibal Lecter. Le tueur en série enferme ses victimes, les torture, les tue et les mange. Trump s'insurge: «Nous ne voulons pas de ces gens dans notre pays».

Ce n'est pas la première fois que Trump ose une telle comparaison. Lors d'une conférence de républicains extrêmement conservateurs, il avait déjà fait une déclaration similaire en rapport avec les immigrés.

Les experts voient la rhétorique de Trump avec beaucoup d'inquiétude. Ils craignent une radicalisation de plus en plus forte au sein de l'électorat républicain. Le professeur de droit Timothy J. Heaphy évalue pour le «New York Times» le langage de Trump: «Une rhétorique comme celle-ci ne reste pas sans conséquences».

Timothy J. Heaphy met en garde contre le fait que la violence verbale se transforme de plus en plus en violence réelle. C'est ce que démontrerait également l'assaut du Capitole du 6 janvier 2021, lorsque les partisans de Trump ont attaqué le Congrès américain. «Les personnes que nous avons interviewées dans le cadre de l'enquête sur le 6 janvier nous ont dit qu'elles se dirigeaient vers le Capitole parce que les politiciens et le président le leur avaient ordonné.»

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