Combattants britanniques «torturés»
Le milliardaire Roman Abramovitch sauve cinq Britanniques de la prison russe

Un jour en captivité brutale, le lendemain dans un luxueux jet privé: cinq Britanniques qui combattaient aux côtés des Ukrainiens ont été libérés. Le multimilliardaire Roman Abramowitsch, ancien propriétaire de Chelsea, a été impliqué dans cette opération de sauvetage.
Publié: 23.09.2022 à 18:56 heures
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Le multimilliardaire Roman Abramovitch, ancien propriétaire du club de football londonien de Chelsea.
Fabian Babic

«C’est une légende». C’est ainsi que le soldat britannique John Harding qualifie l’oligarque et ancien propriétaire de Chelsea Roman Abramovitch. La raison? Celui-ci a joué un rôle déterminant dans sa libération. Le multimilliardaire l’a fait sortir de Russie avec quatre autres de ses compatriotes à bord de son jet privé.

Les cinq hommes ont combattu aux côtés des troupes ukrainiennes et ont été capturés par l’armée de Vladimir Poutine. John Harding a dû se rendre lors de la bataille de l’aciérie Azovstal dans la ville de Marioupol. Le Britannique raconte à «The Sun» qu’après sa capture, il a dû passer trois jours dans un bus. Le combattant ne s’y serait nourri que de pâtisseries et d’eau sale.

Torturé par les tortionnaires de Poutine

Depuis le mois de mai, John Harding a passé son temps dans trois prisons. Il fait état de tortures brutales. Il a été régulièrement battu par les gardiens. Ces violences permanentes ont laissé des traces: blessures, côtes cassées et sang dans l’urine. A un moment donné, le Britannique aurait même souhaité être tué plutôt que de subir de telles tortures, raconte-t-il.

Les gardiens auraient également tenté de maltraiter psychologiquement les prisonniers, continue-t-il. Ils leur auraient par exemple répété sur un ton moqueur que la reine était morte: «Ils tiraient une grande satisfaction à nous raconter la mort de la reine. Nous avons alors simplement dit: 'Vive le roi'».

De la prison au jet de luxe

Mardi, le jour de la délivrance est finalement arrivé pour John Harding et les quatre autres combattants emprisonnés. Ils ont pu rassembler leurs affaires et ont été libérés après un voyage d’une vingtaine d’heures dans un aéroport russe. Ils y ont été accueillis par des fonctionnaires saoudiens.

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Le journal britannique, le chef du Kremlin Poutine et Mohammed bin Salman, le prince héritier d’Arabie saoudite, ont conclu un accord pour la libération des Britanniques. En contrepartie, des officiers russes de haut rang auraient été libérés. Ceux-ci auraient été capturés lors de la récente contre-offensive des Ukrainiens.

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Roman Abramovitch aurait joué un rôle clé dans ces négociations. Les cinq Britanniques ont ensuite été emmenés en Arabie saoudite à bord d’un luxueux jet privé. «Nous avons été traités comme des nobles», a déclaré John Harding.

Bavardage décontracté avec l’oligarque

Les cinq hommes libérés n’ont tout d’abord pas réalisé que leur hôte était l’ancien propriétaire de Chelsea, raconte John Harding. L’un de ses camarades est allé voir Roman Abramovitch en lui disant qu’il ressemblait à l’ex-propriétaire de Chelsea. «C’est parce que c’est moi, monsieur», aurait-il rétorqué. Le groupe aurait eu du mal à y croire.

Après avoir été brutalement torturés pendant des mois, ils se sont mis à table avec le milliardaire, pour manger des steaks, du tiramisu et pour discuter de football. «Nous l’aimons plus que tout et nous lui sommes incroyablement reconnaissants pour ses efforts», conclut John Harding dans «The Sun».

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