Après le crash d'un avion dimanche
Les recherches reprennent à Pokhara, au Népal et le deuil national est décrété

Le Népal observe lundi une journée de deuil national au lendemain de la catastrophe aérienne qui a fait au moins 67 morts à Pokhara. Les recherches ont repris dans la carcasse de l'avion accidenté.
Publié: 16.01.2023 à 08:44 heures
L'avion a été retrouvé dans un ravin profond de 300 mètres.

Il s'agit de l'accident aérien le plus meurtrier en trois décennies au Népal. Le bimoteur ATR 72 de la compagnie Yeti Airlines en provenance de la capitale Katmandou avec 72 personnes à son bord - 68 passagers et les quatre membres de l'équipage - s'est écrasé dimanche vers 11h00, alors qu'il approchait de l'aéroport local de Pokhara.

L'appareil en feu a été retrouvé dans un ravin profond de 300 mètres, situé entre cet ancien aéroport créé en 1958 et le nouveau terminal international ouvert le 1er janvier à Pokhara, porte d'entrée pour les alpinistes du monde entier et les pèlerins.

Quinze étrangers à bord

Les militaires ont utilisé des cordes pour récupérer les corps au fond du ravin jusque tard dans la nuit de dimanche à lundi. «En raison du brouillard, les recherches ont été interrompues. Nous les reprendrons d'ici à une ou deux heures, quand le temps s'améliorera», a déclaré lundi à l'aube l'officier de police.

Selon un porte-parole de Yeti Airlines, quinze étrangers étaient à bord de l'avion: cinq Indiens, quatre Russes, deux Sud-Coréens ainsi que quatre passagers en provenance respectivement d'Argentine, d'Australie, de France et d'Irlande. Les autres étaient des Népalais.

ATR, le constructeur de l'appareil, a précisé dans un communiqué qu'il s'agissait d'un ATR 72-500, assurant que ses spécialistes étaient «pleinement engagés pour soutenir à la fois l'enquête et le client» Yeti Airlines.

L'aviation civile népalaise, essentielle pour ravitailler les régions reculées du pays et y acheminer randonneurs et alpinistes, a connu un véritable essor ces dernières années. Elle souffre cependant d'une formation des pilotes et d'une maintenance insuffisantes. L'Union européenne a interdit à tous les transporteurs népalais d'accéder à son espace aérien pour des raisons de sécurité.

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(ATS)

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