«Lâche» agression en France
Un septuagénaire battu à mort parce qu'il se plaint du bruit

Dans le Nord, un septuagénaire a succombé à ses blessures après avoir été agressé par des jeunes quelques jours plus tôt. La raison: il leur avait demandé de faire moins de bruit.
Publié: 12.07.2023 à 09:44 heures
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Dernière mise à jour: 12.07.2023 à 09:46 heures
«Trois individus» de 18, 17 et 14 ans, «qui ne présentaient pas d'antécédents judiciaires», ont été mis en examen. (Image d'illustration)

Un homme de 72 ans est décédé mardi après avoir été agressé quelques jours plus tôt devant son domicile de Vieux-Condé (Nord) par des jeunes auxquels il avait demandé de faire moins de bruit, a-t-on appris auprès du parquet de Valenciennes.

«Trois individus» de 18, 17 et 14 ans, «qui ne présentaient pas d'antécédents judiciaires», ont été mis en examen, selon le parquet.

Dans la nuit du 5 au 6 juillet, les policiers de Valenciennes étaient intervenus à Vieux-Condé à la suite de l'agression de cet homme «qui était découvert gisant sur la voie publique».

«Présence bruyante»

Selon les premières investigations, la victime était sortie de chez elle vers 23H00 «en raison de la présence bruyante de ces trois jeunes gens devant son domicile», a souligné le parquet.

Alors que l'homme invitait ceux-ci à quitter les lieux, «s'ensuivait une altercation, le jeune homme de 17 ans portant de multiples coups de poing et de pied à la victime, notamment lorsque celle-ci se trouvait au sol après avoir chuté sous l'impact des coups», a ajouté cette même source.

Hospitalisé depuis, son «pronostic vital était engagé». Selon une source proche du dossier il était en état de mort cérébrale depuis samedi.

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Le jeune homme de 17 ans, placé en détention provisoire, a été mis en examen pour «tentative de meurtre», un chef d'inculpation dont le parquet a indiqué avoir demandé la requalification en «homicide volontaire» après le décès de la victime.

Les jeunes gens de 18 ans et 14 ans ont eux été mis en examen pour «non empêchement de commettre un crime ou un délit et non-assistance à personne en danger».

«Une lâcheté sans nom»

«Je suis resté silencieux jusqu'à aujourd'hui face au drame qui a touché notre ville. Comme vous toutes et tous, je suis en état de choc face à cet acte d'une rare violence», a affirmé le maire de la commune David Bustin mardi dans un communiqué.

«C'est quelqu'un que nous avons toujours connu, un ancien fleuriste à la retraite qui faisait partie de l'union des commerçants du Vieux-Condé et était membre de l'association caritative des Colis du coeur», a précisé à l'AFP le maire de la commune.

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Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a fustigé sur Twitter «une agression d'une lâcheté sans nom», assurant «ce drame ne restera pas impuni».

(AFP)

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