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<rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" version="2.0"><channel><title>Blick: Les actualités et analyses importantes, en Suisse et dans le monde</title><description>Les dernières news de toutes nos rubriques. Le média suisse pour ne rien manquer sur l'actu, le sport et la gastronomie.</description><language>fr_CH</language><atom:link rel="self" href="https://www.blick.ch/fr/news.xml" type="application/rss+xml"/><link>https://www.blick.ch/fr/news.xml</link><lastBuildDate>Mon, 07 Sep 2026 21:25:18 +0000</lastBuildDate><item><title>Les dessous de «l'affaire Ilija Despotovic», avec ses causes et ses conséquences</title><link>https://www.blick.ch/fr/sport/football/super_league/football-les-dessous-de-laffaire-ilija-despotovic/9qclye4</link><category>Super League</category><pubDate>Mon, 07 Sep 2026 17:20:15 +0000</pubDate><dc:creator>Tim Guillemin, Bastien Feller</dc:creator><description>Que s'est-il vraiment passé dans ce qui est devenu «l'affaire Despotovic»? Le Lausane-Sport a-t-il raison de parler de démission? Et qui a poussé le jeune attaquant du LS à agir de cette manière? Blick dévoile les dessous d'un cas inédit dans le football suisse.</description><content:encoded>Que s'est-il vraiment passé dans ce qui est devenu «l'affaire Despotovic»? Le Lausane-Sport a-t-il raison de parler de démission? Et qui a poussé le jeune attaquant du LS à agir de cette manière? Blick dévoile les dessous d'un cas inédit dans le football suisse.Ce qui aurait pu être le simple départ pour l’étranger d’un joueur formé dans un club romand, comme il en a déjà existé beaucoup, est très rapidement devenu «l’affaire Despotovic» et fait le tour de l’Europe, quasiment dès la publication par le Lausanne-Sport d’un communiqué annonçant la «démission» du joueur, un procédé très inhabituel.Les responsables du club vaudois ont été très offensifs médiatiquement dans ce dossier, fustigeant le représentant du joueur. Celui-ci préfère garder le silence officiellement, alors même que le transfert du jeune attaquant de 18 ans vers le Red Star est désormais bouclé.Mais quels sont les mécanismes de cette affaire? Et où est la vérité? Décryptage dans les coulisses de «l’affaire Despotovic».Cette partie-là de l’histoire est connue, mais pas forcément inutile à rappeler. Alors que le Lausanne-Sport s’apprête à affronter Kosova Neuchâtel le soir même en Coupe de Suisse, le CEO Vincent Steinmann reçoit un mail signé Ilija Despotovic. Pas de quoi affoler dans un premier temps le cadre du LS, sachant que le jeune attaquant avait également effectué son apprentissage dans les bureaux du club et qu’il avait pu lui arriver d’envoyer des mails internes ou externes.Vincent Steinmann est en réunion, jette tout de même un coup d’oeil rapide au mail, et se retrouve interloqué. «Je n’avais jamais vu ça...», confie-t-il en privé à ses proches collaborateurs, qui lui confirment aussitôt avoir également reçu le mail annonçant la volonté du jeune homme d'activer une clause libératoire figurant dans son contrat, lequel courait jusqu’en 2029.Pourquoi avec effet immédiat? Parce que quelques heures plus tard à peine, le joueur serait certainement entré en jeu face à Kosova Neuchâtel. Et que dès lors, il aurait joué son troisième match en professionnel, ce qui aurait empêché l'activation de cette fameuse clause.Tout de suite, le LS décide de prendre les devants d’un point de vue médiatique et annonce la nouvelle. La direction et le service communication du club échangent et se mettent d’accord sur l’emploi du terme «démission», qui sera celui officiellement utilisé et repris partout en Europe dans la foulée.Pas question pour le LS de parler d’un simple conflit ou d’une rupture, ce qui aurait été minimiser l’affaire, selon le club vaudois. Le fait d’utiliser le terme «démission», très peu utilisé dans le football (en tout cas suisse), a fait l’effet d’une secousse dans le monde médiatique.Après la victoire face à Kosova Neuchâtel, Vincent Steinmann vient s’adresser aux médias présents et lâche une interview sans filtre, révélant notamment que selon ses informations, le joueur allait s’engager avec le Red Star.Le conseiller du joueur, lui, reste muet officiellement et choisit de ne pas contre-attaquer. Contacté par Blick, il indique vouloir laisser passer le week-end et faire retomber un peu la pression.L’origine de l’affaire remonte au mois de mars. Le joueur est alors sous contrat avec la société Gold Kick, dont le patron est Michel Urscheler, lequel gère notamment les intérêts de plusieurs joueurs de l’équipe de Suisse comme Johan Manzambi, Vincent Sierro et Andi Zeqiri. Le Valaisan est accompagné d’un collaborateur qui prend de plus en plus d’importance dans le monde du football: Ismaël Piller.Tout jeune homme lorsqu’il est entré dans l’agence Gold Kick, il a gagné la confiance de son patron au fil des années et représente la nouvelle génération de conseillers. La plupart des plus jeunes joueurs de l’agence l’apprécient et il en déniche également de nouveaux. La collaboration entre Michel Urscheler et lui est optimale durant de nombreuses années. Le patron lui apprend les ficelles du métier, lui ouvre les portes.Premier problème, Ismaël Piller rate l’examen pour devenir agent et ne possède donc pas la licence nécessaire. Pas grave: son patron l’a. En ce mois de mars, Ismaël Piller, plus proche d’Ilija Despotovic que Michel Urscheler, gère donc la prolongation de contrat de l’attaquant avec le Lausanne-Sport, mais le document est signé par le patron de la boîte, lequel possède la fameuse licence. Les deux parties conviennent d’une clause au contrat qui les lie jusqu’en 2029: si le joueur ne joue pas trois matches officiels, alors il est libre de partir «gratuitement», moyennant les frais de formation.Le LS assure avoir signé cette clause dans l’intérêt du joueur, dans la philosophie de se dire: s’il ne perce pas, si on ne croit pas en lui, alors il est tranquille et peut partir comme il veut. Tel était l’esprit de la clause pour le LS. Sauf que c’est exactement le contraire qui s’est passé. Luka Elsner apprécie le joueur et le fait entrer contre YB et Bâle. Il le complimente même après la victoire à Saint-Jacques, soulignant son bon état d’esprit.Avec une entrée de plus, Ilija Despotovic allait donc se retrouver lié au LS de manière plus ferme. Et si transfert il devait y avoir, son conseiller aurait eu moins de libertés, sachant qu’une somme de transfert, à la discrétion du LS, aurait dû être payée par le club intéressé.Ce printemps 2026 a également été celui de la rupture entre la société Gold Kick et Ismaël Piller. Le jeune conseiller est ambitieux et fait partie d’une génération qui pense différemment que celle de Michel Urscheler. Le Valaisan est de ceux qui veulent construire des relations sur le long terme avec les clubs, en gagnant la confiance des présidents et des directeurs sportifs au fil des années, tout en conseillant ses joueurs de la meilleure des manières possible. Et en construisant des carrières sans chercher à faire un maximum de deals, mais en se basant sur un modèle step-by-step, ce qui ne correspond pas toujours à la nouvelle génération d’agent, incarnée par son collaborateur.Michel Urscheler est entré dans ce monde-là via son père Max, qui a été le premier agent actif en Suisse et a «inventé« ce métier ici. Les ficelles, il les connaît toutes, lui qui a travaillé avec Xherdan Shaqiri, Ivan Rakitic, Haris Seferovic et tant d’autres et entretient une relation de proximité avec Murat Yakin, ce qui a par exemple eu son importance dans la première convocation de Johan Manzambi avec la Nati en juin 2025. Même si Ismaël Piller est le référent du Genevois au quotidien, le boss invite Murat Yakin à voir un match à Freiburg, le 4 mai face à Leverkusen, et organise la première rencontre entre le sélectionneur, qui ne le connaissait pas, et la future star.L’agence fonctionne bien, mais Michel Urscheler constate au fil des mois que son jeune collaborateur est en train de s’éloigner de lui et qu’ils ne sont plus compatibles dans le travail. Exemple concret, un peu plus ancien: Michel Urscheler conseille à Alvyn Sanches de rester à Lausanne? Ismaël Piller ne comprend pas son patron et plaide pour un départ. Au final, le joueur quittera l’agence. D’autres désaccords surviennent, notamment dans la gestion de plusieurs jeunes joueurs et dans la philosophie générale de la société.Ici intervient l’éternel conflit entre les «conservateurs» et les «réformateurs» et Ismaël Piller assume complètement ce côté plus «agressif» dans les deals, notamment vis-à-vis des clubs.Pour le dire clairement, Michel Urscheler est un agent «à l’ancienne», qui tient à entretenir de bonnes relations avec l’éco-système du football, clubs comme joueurs, là où Ismaël Piller a davantage les codes de la nouvelle génération et se rapproche plus des nouveaux agents notamment actifs en France, qui défendent à fond les intérêts des joueurs et se soucient moins des états d’âmes des clubs. La rupture est inévitable et intervient peu avant la Coupe du monde. Les joueurs de l’agence sont alors confrontés à un choix, très logique pour la plupart d’entre eux.Vincent Sierro, Quentin Maceiras, Nils Reichmuth, Andi Zeqiri et d’autres restent fidèles à Michel Urscheler et Gold Kick.Ismaël Piller voit lui Johan Manzambi, Roggerio Nyakossi, Vasco Tritten et d’autres, dont Ilija Despotovic, le suivre et s’engager avec lui auprès de l’agence The Team, anciennement Wasserman, l’une des plus puissantes du monde.Le 11 mai, un communiqué de l’agence Gold Kick, très laconique et succinct, officialise la séparation, sans suite juridique, mais avec du ressentiment de chaque côté. Les deux hommes ne sont d’ailleurs plus en contact. Ismaël Piller prend donc son envol dans la multinationale The Team. Leur premier très gros coup: la signature de Johan Manzambi à Aston Villa.Ilja Despotovic n’est donc plus représenté par Gold Kick lorsqu’il envoie ce mail à Vincent Steinmann le 14 août, mais par The Team. Et Ismaël Piller, s’il ne souhaite pas s’exprimer officiellement, conteste formellement en privé le terme de «démission» choisi par le Lausanne-Sport pour communiquer dans ce dossier.Le joueur aurait simplement demandé l’activation de la clause libératoire figurant dans son contrat, comme il en avait le droit, confie-t-il à plusieurs observateurs du monde du football, en se disant sincèrement surpris par la tournure des événements. Lui pense n’avoir rien fait de mal et simplement protégé les intérêts de son joueur.Le Lausanne-Sport, de son côté, est furieux. Mais le conseiller pense surtout que les torts sont du côté du LS, y compris sportivement. Le fait est que le Lausanne-Sport aurait pu rendre la clause caduque en faisant entrer le joueur à trois reprises, même pour une seconde, lors du tour contre la relégation, estime-t-il en privé. Le LS, déjà sauvé, ne l’a pas fait, et il n’est pas inutile de préciser que l’avant-centre a été blessé pendant une partie de cette période.Son conseiller a choisi le départ, simplement, invoquant également auprès de certains collègues une certaine incompréhension après le recrutement d’Enzo Molebe en prêt. Pourquoi faire venir un attaquant français de 18 ans quand on a un jeune talent vaudois du même âge sous la main? Le LS contre en invoquant une différence de profil entre les deux joueurs.Reste une sacrée pierre dans le jardin d’Ismaël Piller. Pourquoi avoir fait envoyer à son joueur ce mail quatre heures avant un match? Ce très malheureux timing a participé à l’escalade collective et ne témoigne pas de beaucoup de bonne volonté de la part du conseiller du joueur, selon l’appréciation générale. Le match face à YB a eu lieu le samedi 8.Pourquoi ne pas avoir appelé la direction du LS le lundi ou le mardi pour trouver une solution, qui aurait agacé moins de monde, plutôt que de mettre tout le monde devant le fait accompli le vendredi après-midi du 14, alors que le joueur figurait dans le groupe de joueurs convoqués par Luka Elsner?Pour sa défense, le conseiller évoque une volonté du joueur de rejoindre le Red Star le jeudi à minuit, ce qui fait rire jaune le Lausanne-Sport. Le joueur, qui a fait son apprentissage dans les bureaux du LS et a un lien privilégié avec son club formateur, s’est ainsi retrouvé dans un conflit qui le dépasse largement et qu’il n’avait sans doute jamais imaginé.Sévèrement critiqué par le LS, Ismaël Piller garde son calme et ne veut pas répondre en public. Son nouvel employeur, The Team, est également réputé pour sa discrétion dans les affaires et lui conseille de faire profil bas médiatiquement, ce qui explique sa réticence à participer à cet article. Il fait toutefois remarquer autour de lui que, s’il comprend la déception du LS, et que la manière de procéder peut être critiquable, il n’est pas acceptable de toujours désigner l’agent ou la famille comme étant les méchants.Il existe toujours deux versions, rappelle-t-il, sans vouloir ou pouvoir faire connaître la sienne. Le LS, lui, n’en veut pas à la famille, qui a toujours été correcte selon le club, mais est furieux contre le conseiller du joueur.Confronté à ce qu’il appelle une «démission», le LS cherche immédiatement à contre-attaquer, mais hésite. D’un côté, il pense avoir des arguments pour faire bloquer l’enregistrement du joueur. Le club vaudois étudie toutes les variantes. Ce qui semble parler pour lui: le fait que le Red Star n’ait pas pris contact directement avec le LS pour activer la clause, mais soit passé par un intermédiaire. La «démission» du joueur, dont personne n’a accusé réception. Le fait qu’Ismaël Piller ne soit pas officiellement agent et travaille sans licence. L’esprit de la clause. Le fait que le Red Star n’ait même pas pris contact avec le LS pour un joueur sous contrat, contrairement aux règlements FIFA.Le LS estime avoir des chances raisonnables de gagner. Mais à quel prix? Et pourquoi? Le signal envoyé en bloquant un gamin du club serait-il le bon ? Et surtout, le LS est également conscient que la «clause des trois matches» ne parle pas en sa faveur dans le cas d’une éventuelle procédure en droit suisse. En d’autres termes : le LS pense pouvoir gagner, mais n’en est pas sûr. La direction du club échange énormément à l’interne sur ce dossier et ses membres ne sont pas toujours d’accord entre eux, un courant «dur» s’opposant à un plus «doux».Le contact se fait avec le Red Star et, finalement, les deux clubs se mettent d’accord pour l’arrangement suivant : le club français paie les frais de formation du joueur, environ 200’000 francs, et le LS conserve un pourcentage à la revente en cas de transfert lucratif. Si Ilija Despotovic fait une belle carrière, Lausanne s’y retrouvera, même si le Red Star n’est pas réputé pour être un club gros vendeur. Le club audonien accepte la proposition et le club vaudois renonce à toute suite juridique dans ce dossier contre le club français et le joueur.Au fil des discussions, une certitude naît toutefois dans l’esprit des cadres du LS: le Red Star n’était clairement pas au courant de tout dans ce dossier. Ce qui renforce encore le ressentiment contre le conseiller du joueur. Celui-ci reste droit dans ses bottes, estimant que ce n’est pas parce qu’un club a formé un joueur qu’il peut décider seul de la suite de sa carrière.S’il lâche l’affaire concernant son ex-joueur et le Red Star, le LS veut prendre des mesures à l’interne, et ne refera pas deux fois la même erreur. Les contrats des joueurs ne comporteront plus de telles clauses, qu’elles soient dans le bon esprit ou non. Ismaël Piller est déclaré persona non grata dans l’environnement du club, ce qui en soi ne veut pas dire grand-chose puisque les joueurs ont la liberté totale d’être conseillés par qui ils veulent. Mais le club ne traitera plus avec lui et envisage de l’attaquer sur le plan juridique.De quoi faire sourire un autre observateur du milieu, qui connaît aussi bien Ismaël Piller que la direction du LS. «On ne parle jamais, ou très rarement, du comportement des clubs lorsqu’ils mettent la pression sur des joueurs pour les faire signer, avant de les pousser vers la sortie ou de chercher à rompre leur contrat parce qu’ils connaissent soudainement une baisse de régime ou ne répondent tout simplement pas aux attentes… Ca va dans les deux sens, non?», fait remarquer ce fin connaisseur.Une chose est sûre : cette affaire laissera des traces, même si elle est officiellement terminée. Et le joueur dans tout ça ? Le temps dira si le choix sportif a été le bon. En privé, la direction du LS assure qu’elle lui souhaite tout le meilleur et de cartonner au Red Star, même si la pertinence de la destination laisse perplexe.«Si tout ce cirque avait été fait pour que le joueur aille au PSG ou au Barça, bon… Mais pour aller signer au Red Star, alors qu’il était annoncé dans plusieurs grands clubs, cela a de quoi interroger», fait remarquer un autre observateur avisé. Au point de se demander si le club de Ligue 2 ne fait office que de «passerelle» dans cette histoire.L’avenir le dira. Et, comme toujours dans le football, le terrain apportera sa vérité.</content:encoded><guid isPermaLink="true">https://www.blick.ch/fr/sport/football/super_league/football-les-dessous-de-laffaire-ilija-despotovic/9qclye4</guid><enclosure url="https://ocdn.eu/pulscms-transforms/1/OLtktkuTURBXy9lNmU2ZTBmZS1jNDBiLTQzZjItOTMyYi1lMDU3NGNlNGM5NWYuanBlZ5KTBc0EsM0CdJMJpmI0OTFmMQY/mvzerf3u4gr.jpg" type="image/jpeg"/></item></channel></rss>
